Le Gabon a célébré ce lundi la 27e édition de la Journée de l’enfant africain. Le gouvernement a souhaité mettre à l’honneur les enfants de la prison centrale de Libreville, au nom de l’«égalité des chances».

Au Gabon, la 27e édition de la Journée de l’enfant africain a mis à l’honneur les enfants incarcérés. © Facebook/Bolivard Maguena

 

Des membres du gouvernement ont assisté à la célébration à la prison centrale de Libreville. © Primature-Gabon

Si elle intervient habituellement le 16 juin de chaque année, la Journée de l’enfant africain a été célébrée en différé ce lundi 30 juillet au Gabon. La cérémonie officielle a eu lieu à la prison centrale de Libreville. Le choix du lieu de cette célébration, assure la Primature, est loin d’être anodin. Il s’est agi de coller au thème de cette année, qui encourage à «ne laisser aucun enfant de côté pour le développement de l’Afrique». Sur le plan national, ce thème renverrait à la politique prônée par Ali Bongo, et sur la base de laquelle il a été réélu en août 2016 : le Programme pour l’égalité des chances.

La célébration de cette Journée de l’enfant africain à «Sans-Famille» apparaît ainsi comme un message des autorités aux mineurs incarcérés dans cette prison comme dans d’autres à travers le Gabon : celui de l’importance de chaque gabonais pour le développement de son pays. Si bien que cette 27e édition a été célébrée sous le signe de «l’épanouissement des enfants en milieu carcéral».

«La présence du Premier ministre, réaffirme l’intérêt que les plus hautes autorités accordent à l’enfance en général et en particulier aux enfants affectés par de multiples vulnérabilités et dans le besoin d’attention et d’appuis significatifs et spécifiques. L’organisation de cette journée au sein du milieu carcéral est une occasion pour les pouvoirs publics de conscientiser ces mineurs et leur rappeler qu’ils ne sont pas des parias de la société», lit-on sur la page Facebook de la Primature.

Célébrée chaque année depuis le 16 juin 1991, la Journée de l’enfant africain a été instaurée par l’ancienne Organisation de l’unité africaine (OUA, aujourd’hui Union africaine). Elle commémore le massacre, par le pouvoir de l’apartheid, de centaines d’enfants, le 16 juin 1976, lors d’une marche pour leurs droits à Soweto, en Afrique du Sud.