La 34e édition de la Journée mondiale de la danse a été célébrée à Libreville, le 30 avril dernier, sous le thème national : «Danse patrimoniale pour une industrie culturelle au Gabon ».

Un groupe de danse, le 30 avril 2016 à Libreville. © Gabonreview

Un groupe de danse, le 30 avril 2016 à Libreville. © Gabonreview

 

Le Gabon a célébré en différé, le 30 avril dernier, la Journée mondiale de la danse. Cette commémoration s’est faite à travers un mini-festival de l’industrie culturelle, au cours duquel un hommage à été rendu à l’artiste «maman Ada» pour ses 27 ans de carrière.

Groupes traditionnels de danse en animation. © Gabonreview

Groupes traditionnels de danse en animation. © Gabonreview

La danse est un art pluriel, qui puise aux sources des patrimoines et traditions dont elle véhicule la diversité. C’est une des composantes essentielles de l’identité culturelle du pays. Ce n’est donc pas un hasard si elle a été célébrée aussi bien à travers la gastronomie, l’artisanat que les jeux ludiques ou les animations diverses.

Pour Sacha Lékouma, agent au ministère de la Culture, parler de la danse, c’est comme parler du palmier. «Avec les fibres du palmier on peut faire des habits, avec la noix on peut faire le nyèmbouè, le savon et l’huile. La danse c’est un peu la même chose : elle a tellement de champ d’application. Surtout au niveau de la tradition. Maintenant, il faut lui permettre de s’exprimer d’une manière simple dans le monde contemporain», a-t-il analysé. «Ce que nous essayons de faire ressortir, c’est le côté spirituel de la danse, à travers le mouvement, la chorégraphie, car la finalité est de présenter cette danse sur une scène pour un public initié ou profane mais également à l’international», a-t-il poursuivi.

La manifestation a été l’occasion pour le public de voir des danses telles que l’Ikoku, le Mengane, le Ndjobi, le Bwiti, le Mbatwa, le Melane… «La danse traditionnelle est une originalité, une particularité qui fait en sorte que notre diversité culturelle ne se retrouve pas chez d’autres peuples. Nous avons plusieurs types de danse et c’est une fierté. Elle est révélatrice de certains messages parce que la danse accompagne les peuples avec leur histoire», a affirmé, pour sa part, Maringue Mabango, un jeune danseur.

Le Comité de danse internationale (CDI) a instauré, en relation avec l’Unesco, la Journée internationale de la danse en 1982. La date du 29 avril a été choisie pour commémorer l’anniversaire de Jean-Georges Noverre (1727-1810), créateur du ballet moderne. Avec pour objectif de célébrer l’universalité de la danse et, au-delà des barrières politiques, culturelles et ethniques, il s’agit de rassembler l’humanité tout entière autour de la danse, décrite comme un langage universel.