Favorable à la non limitation des mandats du chef de l’Etat, le porte-parole de Démocratie nouvelle (DN), en tournée dans le Woleu-Ntem, a entretenu les populations à ce sujet, le 19 décembre à Oyem.

Les leaders de Démocratie Nouvelle face à la presse avec Jonathan Ndoutoume, à l’extrême droite, le 19 décembre 2017 à Oyem. © Gabonreview

 

Vue des populations pendant la rencontre. © Gabonreview

Présenté aux populations d’Oyem, le 19 décembre, dans le cadre la tournée politique de Démocratie nouvelle (DN) dans le Woleu-Ntem, Jonathan Ndoutoume a entretenu celles-ci sur le dernier dialogue politique. Notamment la non limitation des mandats du président de la République que son parti et lui ont jugé non nécessaire lors des assises d’Angondjé.

«Lorsque vous irez à l’élection, si vous n’êtes plus d’accord avec un candidat, c’est à vous de voter. Et si les élections sont bien organisées, il n’y a pas de raison que le candidat que vous n’avez pas choisi passe», a déclaré Jonathan Ndoutoume, prenant le cas de RDC. «Le mandat de Kabila est terminé. Mais à partir du moment où il ne voit aucun avenir, il est pouvoir depuis deux ans. Et pourtant, il y a la limitation des mandats au Congo», a indiqué le porte-parole de Démocratie nouvelle.

D’autant que le dernier mandat du président pourrait inciter les détracteurs et adversaires politiques du chef de l’Etat à la paresse. «Par ailleurs, sachant que c’est le dernier mandat d’un président, certaines personnes ne travaillent plus. Comme nous pouvons le constater en Côte d’Ivoire», a déploré Jonathan Ndoutoume.

Ce dernier a surtout estimé que la limitation des mandats du président ne repose sur aucun fondement sérieux. «C’est vous (les populations, ndlr) qui avez la limitation de mandats entre les mains au moment des élections», a-t-il affirmé. Par ailleurs, Jonathan Ndoutoume a récusé les accusations selon lesquelles la révision constitutionnelle consacre la monarchie au Gabon. «J’ai été parmi les acteurs de cette nouvelle constitution. Il n’y a aucune ligne consacrant la monarchie dans le pays», a affirmé le membre de DN.

Bien au contraire, a-t-il estimé, après les tensions de la dernière présidentielle, les assises d’Angondjé étaient l’occasion pour les Gabonais de se retrouver pour discuter et se mettre d’accord sur un certain nombre de points. «J’étais co-rapporteur du groupe 1, relatif à la révision de la Constitution», a révélé le membre du gouvernement, qui a dit figurer parmi les rédacteurs de l’actuel Constitution. Tout s’explique alors sur sa position.