A en croire le trihebdomadaire Echos du nord, l’ancien directeur général des Impôts sera bientôt sous le coup d’une plainte au Canada dans le cadre de l’affaire dite des biens mal acquis. Seulement, ses soutiens y voient une nouvelle étape dans la campagne de dénigrement visant à l’empêcher d’être investi par le PDG pour les prochaines législatives à Lambaréné.

Joël Ogouma, nouvelle cible des pros Onouviet à l’approche des législatives ? © D.R.

 

Le nom de Joël Ogouma serait bientôt mêlé à celui d’autres personnes citées dans le cadre de l’affaire dite des biens mal acquis. C’est en tout cas ce que croit savoir Echos du nord qui, dans sa parution du vendredi 22 juin, évoque une éventuelle plainte d’associations et d’ONG de la diaspora gabonaise au Canada contre l’ancien directeur général des Impôts.

«Cette plainte fait suite à des révélations de médias canadiens sur les possessions et les investissements d’un ancien haut fonctionnaire des impôts dans ce pays», précise le trihebdomadaire, selon lequel «un juge fédéral canadien a été saisi» par les futurs plaignants.

A Lambaréné, ces nouvelles accusations visant l’actuel directeur de cabinet adjoint du président de la République ne font pas rire. Loin s’en faut. Elles sont considérées par ses soutiens comme une nouvelle étape dans la campagne de dénigrement orchestrée par certains militants et cadres du Parti démocratique gabonais (PDG) dans le Moyen-Ogooué. Une campagne de dénigrement supposée qui, selon eux, aurait été lancée depuis les élections internes au PDG en novembre 2017. Des élections au terme desquelles Joël Ogouma avait été élu membre du bureau politique au 1er arrondissement de Lambaréné. Ses adversaires, rangés du côté de l’ex-président de l’Assemblée national, Richard Auguste Onouviet, ne l’auraient pas encore digéré. L’élection avait été une des plus contestées à l’époque.

Ces derniers jours sur les réseaux sociaux, les deux parties se font la «guerre». Pour le «fan club» de l’ancien patron des Impôts, l’article de nos confrères d’Echos du nord est perçu comme «une commande» des contempteurs de «Toton Jojo». Certains croient d’ailleurs savoir que celui-ci vise un but précis : empêcher Joël Ogouma d’être investi par son parti pour les prochaines législatives. D’autant que le collaborateur d’Ali Bongo ne fait pas mystère de son désir de siéger au palais Léon Mba…qui sait, à la place occupée par Richard Auguste Onouviet jusqu’en avril dernier.