Dans le cadre de la clôture de ses activités annuelles, le Mouvement des jeunes Upégistes (MJU) organise du 28 au 30 décembre son premier séminaire provincial sur les valeurs républicaines à Mouila, auquel prendront part des membres et sympathisants de la Coalition pour la nouvelle République (CNR).

Le MJU, en chantre de la République à Mouila du 28 au 30 décembre 2017 (photo d’archives). © D.R.

 

Après l’organisation, en août 2015, de sa première tournée nationale visant à mobiliser les jeunes gabonais avant l’élection présidentielle prévue un an plus tard, le MJU est de nouveau sur le terrain. Plus d’un an après la réélection contestée d’Ali Bongo et quelques jours après l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de révision constitutionnelle proposé par le gouvernement, le mouvement proche de l’opposition lance ce jeudi 28 décembre son premier séminaire provincial «participatif» à Mouila, le chef-lieu de la province de la Ngounié, sous le thème «La jeunesse face aux défis républicains».

Les travaux qui démarrent le vendredi 29 décembre prochain verront la participation de plusieurs membres et sympathisants de la CNR, à l’instar de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, le président du parti Union et Solidarité (US) auquel le MJU est affilié. Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, cadre de l’Union nationale (UN) et porte-parole de Jean Ping, est également annoncé, notamment pour l’animation d’un atelier sur le thème «Défense des valeurs républicaines : faut-il être engagé ?» Le second atelier, sur le thème «L’engagement du jeune en politique : nécessité ou loisir», sera animé, entre autres, par Firmin Ollo Obiang, le coordonnateur des jeunes de l’UN.

© Facebook/mjugabon

«Ce séminaire a pour objectif principal d’offrir au public, singulièrement aux jeunes, une approche vivante de la République et de ses valeurs afin d’en saisir des pistes pour sa définition et d’en intégrer l’histoire», justifie Elza-Ritchuelle Boukandou, ajoutant que l’initiative du mouvement dont elle a la charge, doit apparaître comme «un appel à la force des idées généreuses, à l’esprit critique et à l’idéal des savoirs et à la politique en ce qu’elle a de plus élevé».

Si le MJU a eu à cœur de parler de «la République» aux jeunes de Mouila, c’est parce que le mouvement dit faire un constat : «l’ignorance de la République par la classe politique en général», et particulièrement par les jeunes, y compris ceux engagés en politique, qui semblent avoir oublié que la notion de République renvoie au «bien commun». «Alors qu’on croyait la chose acquise, les derniers développements de la politique nationale nous révèlent le contraire. C’est donc pour rappeler à tous l’évidence de notre bien commun qu’il nous parait vital pour nos institutions de nous rappeler au bon souvenir de la République», indique la présidente du MJU.

Toutefois, Elza-Ritchuelle Boukandou et ses compagnons, le promettent, il ne s’agira pas de cours magistraux tout au long de ce séminaire qui devrait être clos, le 29 décembre, par une «marche pour la République».