Le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) appelle pour ce vendredi 17 novembre les populations à se joindre à son combat, en consentant à une journée de «jeûne national et de repentance».

Bruno Ben Moubamba, à son 15e jour de «jeûne pour la nation». © D.R.

 

«Le Gabon va mal. Et c’est la faute du système PDG dans toutes ses composantes», a encore rappelé, hier, Bruno Ben Moubamba sur sa page Facebook. Il y a plus de deux semaines, le président de l’ACR avait lancé sa seconde grève de la faim pour, disait-il, mettre fin à ce système, en vue d’un nouveau départ pour le pays. «Je vais poursuivre mes privations au nom du Peuple jusqu’au congrès du PDG de la mi-décembre 2017. Et grâce à Dieu, le PDG tombera : ni par puissance, ni par force, mais par un effet de la providence», a-t-il prévenu.

Seulement, 16 jours après, le président de l’ACR souhaite être soutenu dans son combat. Dans un communiqué au quotidien L’Union du 16 novembre, il invite les «âmes bienveillantes» du Gabon à effectuer «une journée de jeûne national et de repentance». Celle-ci, propose Bruno Ben Moubamba, devrait se faire du vendredi 17 au samedi 18 novembre (de 6 heures à 6 heures) dans toutes les localités du pays. S’il ne nie pas qu’il s’agit d’une démarche personnelle, l’ancien vice-Premier ministre précise toutefois que son initiative vise «le renouveau du Gabon».

Invité à Bruxelles la semaine prochaine dans le cadre d’un forum organisé par le Parlement européen, le leader de l’ACR prévient qu’il ne suspendrait pas son «jeûne pour la nation» une fois hors du Gabon. «Bien au contraire», annonce l’intéressé qui rappelle qu’il «anime une action immatérielle pour la fin du temps PDG». Cette action, croit-il fermement, «porte déjà des fruits face au désordre des (conseils provinciaux) du PDG». Espérons dès lors que son appel soit entendu et suivi.