Coach de l’équipe française Direct Energie, Bernaudeau annonce la couleur pour cette 12ème édition de la Tropicale Amissa Bongo, lâchant au passage un message à l’adresse des cyclistes Gabonais ayant fait défection cette année.   

Jean-René Bernaudeau, coach de l’équipe française Direct Energie (archive). © Gabonreview

 

Votre champion du jour porte le maillot vainqueur d’étape d’hier…

Deuxième hier, premier aujourd’hui. C’est bien, on court juste. L’équipe Direct Energie a couru calmement, sereinement avec un bon Thomas Voeckler qui a piloté les opérations à l’avant. Et les autres savaient très bien qu’il fallait être très vigilants derrière pour pouvoir assumer au cas où Thomas se raterait, et donc Tony a été parfait.

Vous arrivez sur la Tropicale avec les mêmes ambitions ?

On vient pour gagner, toujours pour gagner, même si on ne gagne pas. Bien, à Libreville on fera tout pour gagner parce que on est d’abord respectueux de cette organisation qui permet au cyclisme de tout le continent africain de grandir. C’est un bon baromètre aussi pour moi de voir l’évolution, et puis à aider les jeunes Gabonais à comprendre qu’ils ont tout intérêt d’être sur la course plutôt qu’à côté.

Tony Hurel, champion du jour, est à sa deuxième victoire chez les pros. Il dit qu’il a été formé par vous et que vous êtes le meilleur coach du monde. Qu’en pensez-vous ?

Il arrive de l’équipe amateur en DU, je pense qu’aujourd’hui que les six coureurs de l’équipe de la Tropicale arrivent du vent DU. Le visage de l’équipe amateur c’est un château en rodéo, on forme, c‘est vrai que c’est la bonne formule pour aider les jeunes à aller au but de leurs rêves. Si demain des gabonais ont compris qu’on avait une structure d’accueil pour leur permettre de se préparer, ça serait formidable parce que j’aime beaucoup l’Afrique.