Le leader de la Coalition pour la nouvelle république (CNR) a invité le peuple, le 4 novembre à Libreville, à s’opposer au projet de révision constitutionnelle qu’il considère comme une distraction, alors que la question du respect du résultat de l’élection présidentielle du 27 août 2016 demeure.

Jean Ping lors de son allocution solennelle du 4 novembre à Libreville. © Gabonreview

 

A l’instar de plusieurs leaders de l’opposition, le président de la Coalition pour la nouvelle république (CNR) s’est dit défavorable au projet de révision constitutionnelle. A cet effet, le 4 novembre à Libreville, Jean Ping a appelé «les patriotes et démocrates de tous bords» à freiner le projet de révision constitutionnelle envisagé par le gouvernement.

Les alliés de Jean Ping, toujours mobilisés autour de lui. © Gabonreview

«C’est pourquoi, en même temps que le projet de révision constitutionnelle, cette loi inique ne rentrera jamais dans l’arsenal juridique de la nouvelle République», a promis Jean Ping. Il a toutefois appelé à une prise de conscience de tous les instants. «Si nous prenons conscience des dangers qui nous guettent, si nous nous mobilisons, nuit et jour, partout à travers le pays, cette révision constitutionnelle ne passera pas», a-t-il lancé.

Une prise de conscience d’autant plus justifiée que ce projet est jugé discriminatoire à l’égard de l’opposition, et adopté sans débat parlementaire. «Il viole tous les principes généraux du droit. Dans une République normale, une loi de cette nature a vocation plutôt à garantir l’exercice des libertés et non à les restreindre», a commenté Jean Ping.

Ce dernier a donc invité chacun à s’approprier le combat de la défense de la patrie, qu’il a estimé en danger. «Nous ne pouvons accepter la liquidation de la République pour la gloire d’un homme atteint par la folie des grandeurs et ses rêves démoniaques et permanents de monarchie», s’est-il offusqué.

Auteur : Alain Mouanda