L’ex-ministre d’Etat en charge des Infrastructures affirme ce mercredi dans le quotidien L’Union que sa relation de confiance avec le président de la République gène ses ennemis, y compris au sein du Parti démocratique gabonais (PDG). Il se dit victime d’une cabale depuis 2009.

Jean-Pierre Oyiba, conseiller politique du président de la République. ©  Gabon 24 (capture d’écran)

 

Limogé du gouvernement en mai dernier avant d’être nommé conseiller politique du président de la République, Jean-Pierre Oyiba n’en veut pas pour autant au chef de l’Etat dont il assure être l’un des plus fidèles. Si l’ex-ministre d’Etat en charge des Infrastructures croit savoir qu’Ali Bongo le lui rend bien, ce mercredi 8 août, dans une interview au quotidien L’Union, il soupçonne que cette relation particulière avec le chef de l’Etat gène plus d’un, y compris au sein du PDG voire dans l’entourage du président.

Ces dernières semaines, certains médias nationaux n’ont cessé de faire état de supposés dangers qui guettent sa famille et lui-même. L’intéressé affirme qu’il n’en est rien. Il nie d’ailleurs que le cambriolage dont il a été victime à Franceville il y a près d’un an et qui avait failli coûter la vie au gardien de son domicile avait un lien avec son engagement politique. Et si à l’époque la presse s’était emparée de l’affaire, le conseiller politique du président de la République dénonce aujourd’hui une «cabale» orchestrée par «des individus mal intentionnés, aux intérêts inavoués» qui, selon lui, «a commencé depuis 2009 et qui s’est accentuée après l’élection présidentielle d’août 2016».

Nommé coordonnateur de la campagne d’Ali Bongo dans la province du Haut-Ogooué, Jean-Pierre Oyiba avait en effet été accusé après la dernière présidentielle d’avoir contribué à falsifier les résultats de la province. Certains affirment qu’il détient encore aujourd’hui les procès-verbaux à son domicile. Ce que le député de Franceville réfute farouchement chez nos confrères.

Pour Jean-Pierre Oyiba, ces «multiples accusations mensongères et répétées contre (sa) personne» ne viseraient qu’un but : saper sa relation avec le président de la République. «Mes faits et gestes sont scrutés avec pour seul objectif de nuire à la relation de confiance qui s’est établie entre le chef de l’Etat et moi depuis plusieurs décennies», déclare-t-il à L’Union.