Le candidat de la coalition RHM-UN pour les élections jumelées législatives et locales dans le 2è arrondissement de la commune d’Akanda, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, a officiellement donné le coup d’envoi de sa campagne électorale, le samedi 28 septembre dernier, au quartier Château de ladite commune. Devant ses futurs électeurs, il a promis une fois à l’Assemblée nationale parler en leur nom.  

Arrivée de Ntoutoume Ayi et son escouade au meeting, le 28 septembre 2018 à Akanda. © Gabonreview

 

Il faut dire que le samedi 28 septembre dernier a été l’occasion pour plusieurs candidats aux élections jumelées de cette année de donner le coup d’envoi de leurs campagnes électorales dans leurs circonscriptions politiques. Dans le 2ème arrondissement de la commune d’Akanda, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, le candidat de la coalition RHM-UN pour les législatives et locales, a choisi le quartier Château pour le lancement de sa campagne. C’est donc devant un parterre d’habitants  que le candidat de l’Union nationale, sa suppléante, Jeanne-Marie Amboye Ndouna, et leurs colistiers ont livré un message d’espoir : voir enfin le 2ème arrondissement de la commune d’Akanda prospérer.

Vues du meeting avant et sous la pluie. © Gabonreview

Bien avant la prise de parole du candidat, sous une pluie battante, Zacharie Myboto, le président de l’Union nationale, Hugues Alexandre Barro Chambrier, leader du Rassemblement héritage et modernité (RHM) et Marc Ona Essangui, figure emblématique de la société civile gabonaise, qui ont rehaussé de leurs présences l’ouverture de cette campagne, ont tour à tour fait le bilan catastrophique du pourvoir PDG, vieux de 50ans. «Nous avons besoin d’une nouvelle vision pour renforcer le dynamisme du pays. Le pays a trop souffert, nous devons le redresser», a lancé Barro Chambrier tout en exhortant les populations à récupérer leurs cartes d’électeurs : «si vous ne récupérez pas vos cartes d’électeurs, vous laissez une voie à ces profito-situationnistes».

La coalition RHM-UN, dont l’accord politique a été signé le 8 septembre dernier, a pour ambition, à en croire Zacharie Myboto, d’instaurer une nouvelle République, car pour le président de l’Union nationale, «l’actuelle République, incarnée par le PDG, est contre les Gabonais». «Ce système doit dégager, pour nous laisser construire le pays», alaissé entendre Zacharie Myboto.

Bien avant le lancement de sa campagne, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi et ses équipes avaient, quatre mois durant, sillonné les quartiers du 2ème arrondissement d’Akanda. La campagne électorale ne fera qu’amplifier les ambitions du potentiel futur élu de cette circonscription politique, qui espère l’être, dès le premier tour : «mon élection ne se fera pas à deux tours» a-t-il affirmé. Mais pour cela, a-t-il ajouté, «j’ai besoin  de vous, afin d’imprimer une autre vision (…) Dans une semaine, nous serons invités à faire un choix fondamental pour notre pays. Dans une semaine, nous allons choisir les femmes et les hommes auxquels nous allons confier notre pays, nos villes et en réalité notre destin en tant que peuple et en tant que Nation».

Question fondamentale entre autres s’il venait à être élu député, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a promis faire du tapage à l’hémicycle Léon Mba pour la libération des prisonniers qu’il considère comme des otages : «peu importe l’ordre du jour, le carcan protocolaire ou les dénégations des uns et des autres, cette question sera traitée en priorité. Oui, il n’en déplaise à nos adversaires du PDG et ses alliés, Zibi, Massavala, Oyougou, Mombo Kinga et d’autres sont en prison du fait de leurs opinions politiques. Ils sont donc des prisonniers  d’opinions, des prisonniers politiques. Et nous ne pouvons l’accepter».  

La caravane «Akanda J’y crois, le Gabon J’y crois» a encore une semaine pour faire adhérer les populations du 2ème arrondissement de cette commune à son  projet de société.