Pas peu fier d’avoir été nommé à la tête du ministère du Budget et des Comptes publics, l’ancien directeur général du Budget et des Finances publiques, à l’occasion de la passation des charges avec son prédécesseur Mathias Otounga Ossibadjouo, a fait un demi-bilan de son passage à la DGBFIP avant de d’évoquer les principaux chantiers qui l’attendent.

Jean-Fidèle Otandault, nouveau ministre du Budget et des Comptes publics, entend faire bouger les lignes. © Gabonreview

 

Poignée de main entre Jean-Fidèle Otandault et Mathias Otounga Ossibadjouo, le 23 août 2017, lors de la cérémonie de passation des charges. © Gabonreview

Six ans après son intégration dans l’administration gabonaise en qualité de directeur général du Contrôle financier (DGCF), et des années après avoir travaillé comme le principal technicien des différents ministres en charge des finances publiques s’étant succédés au cours du premier mandat d’Ali Bongo, l’heure de gloire est arrivée pour Jean-Fidèle Otandault. L’ancien patron de la direction général du Budget et des Finances publiques (DGBFIP) a été nommé, le 21 août, ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics. Il a remplacé Mathias Otounga Ossibadjouo, nouveau ministre des Sports, du Tourisme et des Loisirs.

A l’occasion de la cérémonie de passation des charges avec son prédécesseur, mercredi 23 août, Jean-Fidèle Otandault n’a pas manqué de se satisfaire du travail accompli ces dernières années, notamment celles passées à la tête de la DGBFIP depuis 2015. «Nous nous sommes engagés à réformer la gestion de nos finances publiques, à donner du sens à la dépense publique. Cette œuvre de longue haleine nous a conduit à auditer les instances du trésor, dans l’objectif de rationnaliser la dépense de l’Etat. […] En matière de marchés publics, la publication des appels d’offres, pour permettre à davantage des PME gabonaises d’avoir accès à la commande publique, a été améliorée», a-t-il revendiqué.

Il a également revendiqué le fait que, c’est sous sa direction que «le Gabon a pu mettre en place la Budgétisation par objectifs de programme (Bop)», et que l’élaboration de la Charte de l’entreprise citoyenne a été rendue possible. Une première du genre au Gabon, présentée en juin 2015 aux patrons des PME et PMI, qui, a rappelé Jean-Fidèle Otandault, est «destinée à établir une relation de confiance entre les entreprises et l’Etat». Pour autant, «des efforts restent à faire» a-t-il reconnu, avant d’assurer que ceux-ci seront faits dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

«Ma mission consistera à améliorer avant tout le service rendu aux usagers, à mettre efficacement en œuvre les différentes politiques publiques qui nous incombent. […] Dès demain, nous poursuivrons le travail d’assainissement de nos finances publiques, pour la mise en œuvre du Plan de relance l’économie», a annoncé l’expert-comptable, ancien patron du Contrôle des ressources et des Charges publiques (DGCRCP).

Pour Jean-Fidèle Otandault, la réussite de ses nouvelles missions tient à deux choses : «le patriotisme et la responsabilité». La confiance des Gabonais en dépend. «Je veillerai personnellement à ce que la philosophie qui guidera nos actions au quotidien soit l’atteinte de la satisfaction de l’usager du service public dans le strict respect des textes en vigueur», a prévenu celui qui, à la DGBFIP, était déjà perçu comme un «super DG», en raison de sa «rectitude» que certains se représentaient comme de l’arrogance.