Candidat aux élections législatives dans le 2e arrondissement de Port-Gentil, Jean-Fidèle Otandault affirme avoir répondu à l’appel du terrain pour s’investir auprès des populations de sa circonscription, ce qui est une démarche normale pour la première personnalité politique du Parti démocratique gabonais (PDG) dans l’Ogooué-Maritime.

Jean-Fidèle Otandault, candidat PDG aux législatives 2018, dans le 2e arrondissement de Port-Gentil. © Gabonreview

 

C’est ce week-end à Port-Gentil que Jean-Fidèle Otandault démarrera les grandes manœuvres dans le cadre des élections législatives 2018. En effet, l’actuel ministre d’Etat en charge du Budget a été investi comme candidat par le Parti démocratique gabonais (PDG), dont il défendra les couleurs dans l’un des quatre arrondissements de la cité pétrolière. Jusqu’ici cantonné au seul rôle de «bureaucrate», le candidat va désormais s’essayer à la politique à proprement parler.

«Je n’ai pas toujours été un politicien aguerri. Mais la compétence m’a fait gravir les échelons dans le parti. Ma candidature témoigne de la confiance du distingué camarade. J’ai toujours refusé cette facette politique, mais j’ai l’impression que cela s’impose à moi. La politique m’appelle, le patron veut que j’aille sur le terrain pour défendre avec encore plus d’ardeur, les intérêts de nos concitoyens», a confié Jean-Fidèle Otandault, avec une once de modestie.

Le natif de Port-Gentil est candidat du PDG dans le 2e arrondissement de Port-Gentil et s’est réjoui de l’engouement des populations pendant la phase d’enrôlement. «Nous avons assisté à un engouement massif pendant la phase, avec pas moins de 14 000 inscrits sur les listes électorales. Soit plus d’électeurs qu’au 3e arrondissement de Port-Gentil, le plus peuplé de la commune. Par ailleurs, plus de 37% de jeunes constituent les électeurs du 2e arrondissement», a-t-il affirmé.

Une émulation pour laquelle le candidat du PDG dit avoir joué un rôle majeur. «Contrairement à d’autres, je n’ai pas distribué d’argent pour l’enrôlement dans le 2e arrondissement, où certains électeurs réclamaient d’être rétribués. Cette rigueur nous a valu d’être crédible auprès des électeurs qui se sont enrôlés en masse», a-t-il dit.

«Et j’espère que cet électorat me donnera la majorité, car nous représentons l’espoir de la jeunesse», a souhaité le ministre, avant de préciser : «Je n’ai pas la prétention d’avoir gagné, mais je m’y prépare ardemment. Toujours est-il que nous respecterons les résultats des urnes». D’autant que Jean-Fidèle Otandault a encore en mémoire les péripéties de la présidentielle de 2016.

«Je ne vois pas l’opposition remettre en cause les résultats probants de ces élections. Dans le 2e arrondissement, par exemple, elle a appelé à voter Otandault. La vraie opposition se trouve parfois parmi vos amis et parfois même, dans votre propre parti. Nous avons connu des difficultés en 2016 et il n’y a pas de raisons que cela ne se reproduise pas dans quelques semaines. Mais nous y sommes préparés et avons pris nos précautions», a-t-il prévenu, avant de décliner quelque peu sa stratégie.

«Je voudrais faire de la politique autrement, portée par l’homme et sa capacité à rassembler. Pour gagner, la réflexion doit précéder l’action. Voilà pourquoi j’ai pris le soin d’analyser l’électorat», a-t-il révélé. Il espère que cette démarche participera à l’atteinte des objectifs du parti dans la province.

«Notre objectif est de conserver les 13 sièges du PDG dans l’Ogooué-Maritime. Mais notre challenge est d’en gagner au moins 10 et nous nous préparons à relever ce défi. Cela passe par des actions minutieusement ciblées envers l’électorat», a-t-il conclu.