Emmanuel Issozet-Ngondet, jusque-là ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères du dernier gouvernement Daniel Ona Ondo, a été nommé, le 28 septembre 2016, Premier ministre, chef du gouvernement, par décret du président de la République.

Emmanuel Issozet Ngondet, nouveau Premier ministre, chef du gouvernement gabonais. © D.R.

Emmanuel Issozet Ngondet, nouveau Premier ministre, chef du gouvernement gabonais. © D.R.

 

Quelques minutes avant la principale édition d’informations du soir, sur la télévision nationale, le mardi 28 septembre 2016, le Secrétaire général de la présidence de la République a rendu public la nomination d’un nouveau Premier ministre. «Par décret en date de ce jour, le président de la République, chef de l’Etat, son excellence Ali Bongo Ondimba a nommé Monsieur Emmanuel Issozet-Ngondet, Premier ministre, chef du gouvernement, et lui a demandé de former un gouvernement d’ouverture. Ce gouvernement aura pour mission de poursuivre la mise en œuvre du Plan stratégique Gabon émergent pour une République plus prospère, plus juste, plus solidaire et apaisé», a annoncé Etienne Massard Cabinda Makaga.

Dans la même journée, le Premier ministre sortant, Daniel Ona Ondo, avait remis sa démission et celle de son gouvernement au chef de l’État nouvellement élu, conformément à l’article 34 de la Loi fondamentale. Ce, après la prestation de serment, le 27 août dernier, du président de la République réélu pour un nouveau mandat de sept ans.

Pour remplacer Ona Ondo et entamer ce nouveau mandat, Ali Bongo Ondimba a puisé dans le vivier de personnalités ayant fait du chemin avec lui. Emmanuel Issozet-Ngondet, natif de Makokou, en avril 1961 dans la province de l’Ogooué-Ivindo au nord-est du Gabon, est un produit de l’Ecole nationale d’Administration. Sa biographie, consultable sur le site web du ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l’Intégration régionale, indique qu’il est, au départ, Conseiller des Affaires Etrangères, diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), option Diplomatie. La biographie officielle omet son passage, après l’obtention du bac, au Centre d’études politiques et du développement (Cuspod), anciennement connu comme l’école des cadres du Parti démocratique gabonais.

De 1988 à ce jour, l’homme a baigné dans l’univers de la diplomatie. Il a, entre autres, été Premier Conseiller à l’ambassade du Gabon près le Canada (Ottawa) -93-94-, Directeur Europe au ministère des Affaires Étrangères entre 1998 et 2000. Il a également eu abondante une carrière internationale entre 2000 et 2010. Emmanuel Issozet-Ngondet a été, tour à tour, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République gabonaise près la Corée du Sud, le Royaume de Thaïlande et la République des Philippines avec résidence à Séoul en Corée. Il a occupé les mêmes fonctions en Ethiopie et au Kenya avant d’être nommé de 2008 à 2010, ambassadeur, représentant permanent du Gabon auprès de l’Onu à New York.

Le nouveau Premier ministre a également occupé des portefeuilles ministériels depuis l’arrivée d’Ali Bongo Ondimba aux Affaires. De 2009 à ce jour, il a siégé sans discontinuer dans les différents gouvernements du premier septennat d’Ali Bongo. Il est ainsi passé par les ministères de l’Énergie, des Ressources hydrauliques et des nouvelles Énergies ; des Relations avec le Parlement et les Institutions constitutionnelles ; du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la réforme de l’Etat ; enfin, des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale. En septembre 2015, à la faveur d’un remaniement, il a été fait ministre d’Etat en restant aux Affaires étrangères.

Sur le plan politique, le natif de Makokou est un militant engagé du Parti démocratique gabonais (PDG). En décembre 2011, il a été élu député de cette formation lors des élections législatives. Il a, d’ailleurs, été l’un des artificiers de la campagne électorale d’Ali Bongo dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Au prix fort de la contestation de l’élection d’Ali Bongo Ondimba par le camp de Jean Ping pour ce second mandat, Emmanuel Issozet Ngondet a été de ceux qui sont allés au charbon pour défendre son camp. Avec cette nomination, ce père de famille, marié, dépose ainsi la Primature, pour la première fois, dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Une initiative du président Ali Bongo Ondimba qui continue de marquer la rupture avec ce qui s’était toujours fait le passé, lorsque, sous son prédécesseur de père, la Primature revenait systématiquement à un originaire de la province de l’Estuaire d’ethnie Fang. Sous son magistère, le poste de chef du gouvernement est d’abord passé par le Woleu-Ntem pour échoir aujourd’hui à la province de l’Ogooué-Ivindo.

Maintenant, il reste à l’élu, au regard des soubresauts et des stigmates nés de la dernière élection présidentielle, de former un gouvernement d’ouverture capable de faire aboutir les projet du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) pour le développement efficient du pays, mais également de  rendre la République plus prospère, plus juste, plus solidaire et apaisé.

 

 
GR
 

32 Commentaires

  1. Ari dit :

    Quel est le role du Premier ministre sous la dictature de BOA lorsque c’est Acrombessi qui prend lui- meme les decisions en tant veritable president du Gabon???
    Et pour combien de temps seras-tu la Issozet-Ngondet. BOA t’a donne la un cadeaux empoisonne!

  2. Jean -jacques dit :

    Felicitation M.le PM.il faudrait nommer quelqu’un capable de faire face ã l’ingerence et au complot le ministere des affaires .sauf un myené ping a montré que son ethinie est plus bardare que les autres.Meme pour les ambassadeurs il faudrait balayer tous ceux qui ont voter contre le pdt Ali.il faut faire comme en Guiné Equatoriale ou les diplomates c’est d’abord les gens de son ethinie les fideles ceux qui le vote.

  3. Jean -jacques dit :

    En ce moment on peut nommer les autres ethinies Sauf les myennés.ã cause de ping.

  4. Jean -jacques dit :

    Son ethnie va le payer ã cause de lui.

  5. Lekori dit :

    Dites aussi qu’en privé, il traite Ali de « calaba »…… Parole de quelqu’un qui l’a vécu

  6. nzam ata dit :

    Voilà un autre qui ne doute pas des origines Ibos d’Alain Bongo.

  7. Le citoyen libre dit :

    Ali n’est pas le president elu par conséquent il a violé en prêtant serment et nommant un 1er ministre.
    Le 15 octobre c’est la fin de son mandat et le president PING va prêter serment.

  8. Ogoula dit :

    Je pense quali bongo à raison de le nommer, il n’est sorti premier que sur 3 provinces sur 9. J’aurais souhaité que Bili bi Nze prenne ce poste de premier ministre parce qu’il est le seul qui défendait Ali bongo bec et ongles.
    Ali a raison de promouvoir les emergents. Comment expliquez que le président ait pu perdre dans l’estuaire ? C’est facile pour Biyoghe Mba de réclamer le poste sauf quali a mordu la poussière dans L’estuaire.

  9. piouf! dit :

    il récompense ses chiens de chasse

  10. okoss dit :

    Premier minister par defaut
    Kia kia kia kia
    Toujours dans le faux, pourquoi avoir omis son passage au CUSPOD???
    Parce que considere comme l universite des minables a l époque???

  11. bonga pierre dit :

    Juste reconnaissance d’Ali envers cette province fidèle et loyale.

  12. Le Villageois dit :

    Quelle surprise ! Je pensais que c’était le temps de confirmer Accrombessi Nkani… Lol.

  13. Geitner dit :

    Ma fille, mes 2 petites filles et mon gendre sont installés à Libreville depuis fin août pour le travail. Je consulte régulièrement les commentaires et l’actualité. Je constate que le Président Mr Bongo fait ce qu’il a promis lors de sa candidature, c’est-à-dire qu’il est le mieux placé pour le changement. La nomination du 1er Ministre Mr Issozet-Ngondet est une grande preuve de volonté d’ouverture, de dialogue, et j’espère que tous les Gabonnais ainsi que les communautés internationales comprendront que ce Gouvernement à l’ambition de réussir à faire prospérer leur Pays, avec le soutien de chaque personne qui apportera son savoir-faire.
    Maintenant, mon coeur est partagé entre la France et le Gabon.
    Cordialement
    Philippe Geitner

  14. LEBOUSSI DAVID dit :

    Bravo Mr le Président, il faut bien avoir le courage de récompenser ceux qui ont mouillé le maillot à la campagne électorale. N’oubliez pas Mrs Paskhal NKOULOU et Télésphore NGOMO qui vous sont restés fidèles, en les ramenant dans votre giron.

  15. le gaboma dit :

    jaen chacques espèce de xénophobe c’est des gens comme toi qui veulent divisé le pays moi meme je suis fang du grand nord les myènès n’ont rien avoir avec sa le peuple na pas voté ali bongo voila c’est tout,donc la ferme

  16. orema dit :

    je suis déçu par ceux qui pense que la politique est une affaire d’ethnie. les miénens ne sont ils pas gabonais? en agissant
    ainsi, vous allez monter d’avantage 3 provinces contre le PDG

  17. michel dit :

    pour moi il faut travailler la suite.
    les tète de liste on l’age de la retraite
    le bloc a été créer pour chasser bongo le regroupement a réussi par l’intervention de sassou ngesso et burgi,ce parti n’est pas naturel,
    peut-il fonctionner pour les législatives et participer aux moditications de la constitution et autre dispositions a réformer pour plus de transparence. Il faut regarder que les mécontents ayant votés représente 10% de la population la majoritée c’est la paix qui intéresse
    pas le nom du président.

  18. michel dit :

    L’age pour ètre élu président devrait se situer entre 40 et 70 ans maxi

  19. Le Griot dit :

    kiakiakia dans l’ivindo c’est les haousa et kota qui votent pour le PDG

  20. Constant dit :

    courage, monsieur le Ministre. Ne suivez pas ses gens là qui ne savent que dire du mal. Place au travail. Que Dieu vous bénisse…

  21. Jean -jacques dit :

    3provinces auront la plus part du gateau*

  22. Elop dit :

    L’histoire retiendra qu’en 2016 (nous sommes bien au 21e siècle!), le 1er Ministre Gabonais, celui sur qui on compte pour faire du Gabon un pays émergent à l’horizon 2025, est un pur produit du CUSPOD. CUSPOD = Centre Universitaire des Sciences Politiques et du Développement. Cette école librevilloise, créée dans les années 1980 et morte au début des années 1990, et où on entrait avec ou sans le Bac, s’appelait au départ « Ecole des Cadres du Parti Démocratique Démocratique Gabonais ». Elle n’était pas reconnue pour accueillir la crème du pays. Je n’irais pas, comme beaucoup le pensent, jusqu’à dire que le CUSPOD était le dépotoir des recalés de l’UOB et des écoles et universités étrangères, mais il est préférable, pour notre 1er Ministre réputé compétent, au sens émergent du terme, de « taire » ou supprimer cette ligne de son CV. Au fait, savez-vous qu’il y a des Gabonais diplômés des grandes écoles de renommée internationale telles que l’Ecole Polytechnique de France (la fameuse X), Centrale, Ponts et Chaussées, INSA, HEC, ESSEC, INSEAD, ..? Ceux-là ont-ils une chance auprès des émergents ? A cette question, un compatriote averti a répondu par la négative car, selon lui, ils ne remplissent pas le critère de « médiocrité avérée ». Pour le reste, les débats sont ouverts.

  23. Doanessatouck dit :

    le premier échec d’un pouvoir commence dans la violation de la volonté du peuple (majorité) souverain. De ce fait, si ce pouvoir ne tient pas sa légitimité du peuple, peut-on s’ attendre a ce qu’il réussisse malgré sa volonté à  » une large ouverture »

  24. LERUS ROUGE dit :

    Jean -jacques est maudit et il lui faut un asile . je suis tres sure qu il a fait changer de sexe,

  25. Untek dit :

    Tout ceux qui ont soutenu la forfaiture, le vol électoral , vous êtes complices des tueries ! Vous êtes adeptes du diable ! Jean Jacques, vraiment je laisse DIEU décider de ton sort car tes propos me frustrent ! Je suis altogovéens et je condamne le régime d’Ali Bongo!

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