La validation des inventaires des polluants organiques persistants, dans le cadre de la revue et de l’actualisation du plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm au Gabon a pris fin, le 25 mai 2017 à Libreville.

Le Gabon recense 21 incinérateurs de déchets médicaux et dangereux. © Gabonreview/Shutterstock

 

Les rapports séquentiels sur les inventaires des polluants organiques persistants (POPs) réalisés dans le cadre du processus de revue et d’actualisation du plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm, ont été approuvé le 25 mai dernier, par les acteurs du Centre national anti-pollution.

Participants, à la clôture de l’atelier sur les polluants organiques persistants. © Gabonreview

Selon les résultats des différents inventaires examinés, concernant les transformateurs et des armoires électriques ayant des condensateurs à polychlorobiphényles (PCB), 298 tonnes d’équipements recensés dans sept provinces du Gabon sont contaminés à cette substance chimique. Au sujet des polluants organiques persistants non-intentionnels (POPNI), il a été répertorié 30 catégories de sources. Et les résultats obtenus ont montré qu’il y a 21 incinérateurs recensés à travers le pays pour la catégorie d’incinération des déchets médicaux et dangereux. Pour ce qui est de la catégorie de chauffage et cuisine domestique avec biomasse, aucune estimation n’a été réalisée.

S’agissant des pesticides et des engrais auprès des partenaires au développement dans les secteurs agricoles et sanitaires, les résultats issus des sept provinces étudiées représentant 85% des activités utilisatrices des pesticides, révèlent sur les 14 sites répertoriés, la présence de 420 substances chimiques, 302 formulations de pesticides, 3 familles d’adjuvant chimiques pour 305 noms commerciaux non incriminés à la problématique POP.

 «Les résultats obtenus permettront d’esquisser les priorités nationales en matière de gestion rationnelle de ces substances chimiques très toxiques. Celles-ci constituent une attente très forte pour les autorités afin de s’arrimer à l’exhortation de la communauté internationale qui recommande à chaque pays ayant ratifié la Convention de Stockholm de concevoir sa politique en matière de gestion de polluants organiques persistants», a précisé le directeur général adjoint du Centre national antipollution (Cnap), Emmanuel Bayani Ngoyi.

En effet, selon le Cnap, le gouvernement gabonais est conscient que le mauvais usage, le stockage hors normes de sécurité et le transport défaillant des matières chimiques dangereuses sont des facteurs qui génèrent souvent des conséquences déplorables sur l’environnement et sur la santé humaine.