L’Afrique détient désormais son identité numérique propre, dénommé «.africa». Soutenue par de nombreux gouvernements africains, elle vise à mettre en valeur le continent et créer un espace Internet commun pour l’ensemble des pays d’Afrique.

L’extension «.africa» officiellement disponible. © techenafrique

 

L’Union africaine (UA) a officiellement lancé lors de son 29e sommet qui s’est tenu à Addis-Abeba en Ethiopie, le nom de domaine «.africa», qui sera l’identité numérique du continent. Une campagne d’incitation des entreprises et institutions à adopter le nouveau nom de domaine africain vient d’être lancée et s’étendra sur six mois à travers tous les pays africains.

Cette extension africa qui débarque après quatre ans de gestation devrait mettre un terme à l’utilisation, 32 ans durant du .com, du .int ou du .org par les instances officielles africaines d’un continent de plus en plus connecté.

La création et l’adoption d’un nom de domaine .africa est l’une des principales réalisations du mandat de la précédente présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Ndlamini-Zuma qui estimait que «l’Afrique, aujourd’hui, réclame sa propre identité numérique. Le .africa nous permettra de raconter notre propre histoire ».

Selon l’entrepreneur marocain Hamza Aboulfeth, membre du comité de création de l’extension, l’un des points forts de cet outil, c’est son prix. Pour avoir le «.africa», il faudra payer un montant entre 15 et 20 euros, dépendamment du pays d’origine et de la durée. Ainsi, le ticket d’entrée au nouveau nom de domaine sera nettement moins cher que l’enregistrement d’un site sur une extension locale qui coûte de 10 jusqu’à 250 dollars l’année dans certains pays Afrique. «Les revenus du lancement de ce domaine internet reviendront à la Commission de l’Union africaine», précise-t-il.

Quelque 22% de la population d’Afrique subsaharienne a accès à Internet, selon la Banque mondiale, soit un des taux les plus faibles au monde (moyenne mondiale de 44%). L’Union africaine souhaite augmenter ce taux de 10% d’ici l’année prochaine, dans le cadre d’un programme de développement.