La 2e édition du Forum sur la gouvernance de l’Internet au Gabon a ouvert ses portes le 20 septembre à Libreville. Sa vocation est d’éclairer, former et informer le public sur les enjeux de la gouvernance de l’Internet.

Le ministre de la Communication, Guy Bertrand Mapangou, à l’ouverture du Forum sur la gouvernance de l’Internet au Gabon, le 20 septembre 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Guy-Bertrand Mapangou, Jean Jacques Massima et Guichard Tsangou lors de leurs mots de circonstance. Et, plans de la salle. © Gabonreview

Les travaux de la 2e édition du Forum sur la gouvernance de l’Internet au Gabon se sont ouverts le 20 septembre à Libreville. Ce forum est présenté comme une plateforme globale multi-acteurs de dialogue sur les enjeux actuels et émergents de la gouvernance de l’Internet. Il vise à favoriser la viabilité, la robustesse, la sécurité, la stabilité et le développement de ce secteur stratégique pour l’économie du pays.

Quatre panels sont au cœur de cette édition : «Mieux appréhender le cadre institutionnel et réglementaire au Gabon», «Cybersécurité et lutte contre la cybercriminalité», «Infrastructures et services» et «Comment faire de l’Internet une source de création de valeurs».

Plus de 150 participants prennent part à cette rencontre de 24 heures, organisé sous le thème «Internet, un atout de la diversification de l’économie gabonaise». En ouvrant les travaux, le ministre de la Communication a rappelé le caractère crucial de l’événement. «Sur la base de vos expériences et vos expertises, vous allez devoir renouveler le questionnement sur de nombreux volets de l’Internet au Gabon, afin d’explorer les meilleurs pistes de structuration du service au profit du plus grand nombre», a déclaré Guy-Bertrand Mapangou.

«Dans un espace de plus en plus mondialisé par les Technologies de l’information et de la communication, où la déconnexion par défaut rime avec une certaine marginalisation, la recherche de meilleures conditions africaines d’enracinement de l’Internet et de sa profitabilité au plus grand nombre, reste une priorité pour nous tous», a ajouté le membre du gouvernement.

En Afrique centrale, le Gabon semble bien parti en matière d’enracinement de l’Internet. Une réalité induite par la baisse des prix d’accès à Internet, la démocratisation de la 3G/4G, ou encore la modernisation des infrastructures de télécommunications en fibre optique. Autant d’efforts appréciés par l’Union internationale des télécommunications (UIT), laquelle a réitéré sa disponibilité à soutenir les initiatives en rapport avec la gouvernance de l’Internet, à l’instar du présent forum.

«Ces assises jouent un rôle important en tant que plateforme pour les multi-acteurs», a reconnu le représentant de l’UIT pour l’Afrique centrale. «Elles permettent non seulement d’échanger les idées et les meilleures pratiques de manière à améliorer les progrès fait dans les pays à faire bénéficier les avantages de l’information ; mais surtout, de nous préparer aux rendez-vous mondiaux en rapport avec les TIC», a affirmé Jean Jacques Massima.

Le secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) s’est réjoui de l’organisation de ce forum, soulignant que la rencontre de Libreville est une étape essentielle dans la mise en œuvre des recommandations issues de la Déclaration de Brazzaville. En novembre 2016, les ministres de la CEEAC en charge des TIC s’étaient réunis dans la capitale congolaise pour l’adoption des projets de lois types relatives aux télécommunications et à la cybersécurité et du cadre réglementaire d’interconnexion transfrontalière des pays membres de la CEEAC.

«Les TIC sont désormais le dénominateur commun de tous les secteurs du développement socio-économique et constituent des secteurs vitaux pour les sociétés modernes et l’économique numérique», a souligné le représentant du secrétaire générale de la CEEAC. «Je lance un appel renouvelé pour que le fonctionnement du cadre institutionnel de la gestion des questions liées à la gouvernance de l’Internet soit pérennisé dans le temps», a conclu Guichard Tsangou.