L’Agence gabonaise de normalisation (Aganor) a lancé, le 3 septembre à Libreville, la campagne nationale de vérification de la conformité des balances commerciales.

Joseph Ngowet face à la presse peu après le lancement de la campagne de vérification, le 3 septembre 2018 à Libreville. © Gabonreview/Capture d’écran

 

Moments de la visite de l’équipe de l’Aganor. © Gabonreview/Capture d’écran

Comme annoncé fin août, l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor) a lancé, le 3 septembre à Libreville, la campagne de vérification de la conformité des balances de pesage. Les balances commerciales sont utilisées dans les marchés, les magasins, les comptoirs de vente, où le prix d’une marchandise est déterminé par son poids.

Or, il est avéré que certains commerçants et opérateurs économiques «trichent» très souvent, en réglant à leur convenance les instruments de mesure. D’où l’initiative de l’Aganor qui vise à faire respecter les normes en termes de pesage et participer à la lutte contre la vie chère.

«Nous sommes ici pour procéder au lancement officiel de la campagne 2018 de contrôle de balances commerciales», a déclaré le directeur général de l’Aganor, lors du lancement de l’opération dans un magasin de Libreville. «Celle-ci consiste à vérifier, étalonner l’ensemble des balances commerciales sur l’étendue du territoire national», a poursuivi Joseph Ngowet, relayé par Gabon 24.

Le patron de l’Aganor a décliné les peines auxquelles s’exposent les auteurs de tromperie du consommateur sur les poids et mesures. «Si d’aventure le deuxième contrôle est toujours négatif, la balance est purement et simplement retirée. Et, un délai est accordé à l’opérateur pour se mettre en conformité. A l’issue de ce délai, si une équipe de l’Aganor repasse chez l’opérateur et constate que la balance est toujours utilisée, à ce moment-là une amende est infligée à l’opérateur indélicat. Il s’il arrive qu’en dépit de cela la même balance est encore utilisée, l’opérateur encourt des peines de prison», a expliqué Joseph Ngowet.

Les auteurs de tromperie du consommateur sur les poids et mesures encourent une peine de prison de six mois à deux ans, assortie d’une amende de 24 000 francs à 3 millions de francs CFA.