Dans son discours d’ouverture de la deuxième session ordinaire du Sénat, le 3 septembre 2018, le président de la chambre haute du parlement, Lucie Milébou, a invité le gouvernement à trouver des solutions pour lutter contre l’insécurité dans le pays.

Lucie Milebou Mboussou, le 3 septembre au Palais Omar Bongo Ondimba. © Com.Sénat

 

La chambre haute du parlement a fait sa rentrée le 3 septembre 2018. Dans son discours d’ouverture de cette deuxième session, Lucie Milebou a mis l’accent sur plusieurs sujets brulants de l’actualité touchant directement le quotidien de la population, qualifiés de «points sensibles».

Le président du Sénat a particulièrement insisté sur l’insécurité galopante dans le pays. Selon le président du Sénat, il ne se passe pas un jour sans que l’on enregistre des actes de violences parfois assortis de meurtres et viols, à Libreville ainsi que dans les autres villes du pays.

Le meurtre des étudiants de l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO) dont les corps ont été découverts aux alentours de Rio, constituent un marqueur indélébile de la montée de l’insécurité.

«Nous assistons (…) à une montée inquiétante des agressions mortelles, en particulier à Libreville et touchant principalement les femmes avec une cruauté ignoble. Il n’y a point de transaction possible entre le crime et le droit», a déclaré Lucie Milébou, invitant «le Gouvernement à trouver des solutions idoines pour renforcer la sécurité dans notre pays et surtout dans notre capitale».

La présidente du Sénat a également plaidé pour une sécurisation des routes gabonaises. «Nous voulons vous faire partager notre inquiétude devant les tragédies qui endeuillent plusieurs familles, notamment les accidents de la voie publique, qui sont de plus en plus fréquents sur la route nationale. Aussi, nous invitons le gouvernement à renforcer les mesures préventives nécessaires, pour une circulation sécurisée».

La deuxième session est censée s’achever à la fin du mois de décembre et sera essentiellement consacrée à l’examen et adoption de la loi des finances 2019.