Si sa ville est insalubre depuis quelques années, le maire de la commune de Bitam, Jean Pierre Obiang Zué Beyeme, tient pour responsable la société Gabon propre service (GPS), dont le travail ne le satisferait pas.

La société GPS ne satisfait pas les attentes de la mairie de Bitam. © gabonpropreservice.com

 

S’il avait eu le choix, il n’aurait certainement pas accordé le marché de la gestion des ordures ménagères à GPS. Pour Jean Pierre Obiang Zué Beyeme, à Bitam, la société d’entretien et d’assainissement ne prouve pas les 33 années d’expérience qu’elle revendique. «Concernant les ordures, nous avons une convention qui a été signée, non pas par la municipalité de Bitam, mais par l’Etat et l’opérateur Gabon propre service pour 10 municipalités du Gabon, dont Bitam. On n’est pas satisfait du travail fait par cette société», s’est plaint le maire, mardi 14 février, sur Radio Gabon. Ces derniers mois, sa commune vit un phénomène d’insalubrité plutôt inquiétant.

Face à l’inefficacité de GPS, l’édile de Bitam dit faire avec les moyens du bord. Pour la gestion des ordures ménagères dans cette ville d’environ 13 000 habitants, la mairie n’a d’autre choix que de recourir à «un véhicule de 30 ans, qui tombe en panne tous les deux jours». Pis, pour ne pas aller plus loin avec un véhicule inapproprié, la municipalité a convenu, malgré elle, d’ériger sa nouvelle décharge non loin des habitations, au quartier dit «TP». Une décharge qui, selon le maire, est responsable de la pollution dans sa ville. «Il y a des individus, dans cette ville, qui vont y mettre le feu. C’est ce qui crée une pollution énorme, et certains en sont malades». Depuis, la mairie a diffusé un communiqué mettant en garde les indélicats et appelant à la responsabilité de chaque riverain.

Pour l’heure, Jean Pierre Obiang Zué Beyeme et ses collaborateurs attendent l’intervention du gouvernement ayant concédé le marché à GPS, qui ne remplirait pas ses objectifs à Bitam. Rien ne dit que la société, elle-même, n’a pas des choses à reprocher à l’Etat gabonais, perçu comme un mauvais payeur.