Les opérateurs potentiels bénéficiaires d’un contrat de délégation de service public de l’eau et de l’électricité en milieu rural, ont échangé à Libreville, le 4 mai 2017, sur des différentes dimensions liées à l’étude pour la mise en place des mécanismes de pérennisation des services de base au Gabon.

Les participants à l’atelier sur l’étude pour la mise en place des mécanismes de pérennisation des services de base en milieu rural au Gabon, le 4 mai 2017. © Gabonreview

 

Les aspects techniques, fonctionnels, opérationnels, contractuels et financiers de l’étude pour la mise en place des mécanismes de pérennisation des services de base en milieu rural au Gabon, ont été débattus le 4 mai dernier dans un hôtel de la capitale par une vingtaine d’opérateurs potentiels, bénéficiaires d’un contrat de délégation de service public de l’eau et de l’électricité en milieu rural.

Cette étude s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Accès aux services de base en milieu rural et renforcement de capacité», conduite par le ministère de l’Eau et de l’Energie, en partenariat avec la Banque mondiale. Elle est destinée à aider le gouvernement gabonais à mettre en place des mécanismes institutionnels, financiers et opérationnels appropriés, pour assurer la viabilité à long terme des investissements d’hydraulique et d’électricité réalisés en zones rurales et des services fournis aux populations desdites zones.

Atelier sur l’étude pour la mise en place des mécanismes de pérennisation des services de base en milieu rural au Gabon, le 4 mai 2017. © Gabonreview

«L’objectif de ce projet de la Banque mondiale, à la demande du gouvernement gabonais, est d’apporter aux populations du monde rural des services de base en eau et en électricité adapté à chaque village. Mais de garantir aux autorités gabonaises la pérennisation des équipements et des services fournis», a indiqué le responsable projet de la Banque mondiale, Stephan Garnier.

Destiné à 200 villages à terme, ce projet d’accès aux services de base en milieu rural, à travers l’installation d’électrification rurale et d’hydraulique villageoise, dans sa phase pilote prévue débuté en fin 2017, sera déployé dans 30 villages des provinces de l’Estuaire, Moyen-Ogooué et l’Ogooué-Maritime, à travers deux niveaux de services dépendant des configurations du système qui seront installés.

«Il y a des villages qui bénéficieront des mini-réseaux électriques avec des petites centrales basés sur la promotion des énergies renouvelables. Nous aurons également des villages plus petits avec des habitats dispersés qui bénéficieront des kits solaires. Deux niveaux de service seront proposés. Un niveau de service de base qui permettra d’alimenter les principaux usages, dont les populations ont besoin, à savoir la recharge de téléphones portables, un peu d’éclairage, l’alimentation d’une télé et d’une petite radio. Il y aura un second service qu’on appellera service plus ou premium qui permettra en plus de ces usages de base, d’alimenter également un frigo un ventilateur, des équipements un peu plus gourmand en énergie. C’est à l’usager de faire le choix du service qu’il souhaite acquérir», a précisé le chargé d’affaires à l’Innovation énergie développement, Romain Frandji.

A la suite de cet atelier, une consultation pour un appel d’offres sera lancée pour le recrutement du premier opérateur bénéficiaire d’un contrat de délégation de service public de l’eau et de l’électricité en milieu rural.