Censé être livré en décembre 2017, le pont de Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville, est abandonné depuis trois mois. La Société Condruil-Engenharia S.A a déserté les lieux.

Le pont de Nzeng-Ayong, le 3 avril 2018. © Gabonreview

 

Financé par l’État gabonais et le Fonds européen de développement (Fed), dans le cadre du Programme prioritaire d’assainissement de Libreville, le pont de Nzeng-Ayong est à l’abandon depuis plus de 3 mois. Censés s’étaler sur 29 mois, les travaux de réhabilitation de l’ouvrage démarrés le 1er juin 2015 par la société Condruil-Engenharia S.A, sont à l’arrêt de depuis belle lurette.

Selon certaines sources, cette situation découlerait du non versement par l’Etat de la première tranche de financement à l’entreprise adjudicataire.

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«J’étais ouvrier ici, et cela fait plus de trois mois que nous avons arrêté les travaux. Nos responsables nous ont fait savoir que l’Etat n’a pas reversé les fonds depuis longtemps. Dans ces conditions, nous ne pouvions plus continuer à travailler», a expliqué l’un des ouvriers ayant requis l’anonymat.

L’arrêt des travaux du pont de Nzeng Ayong exacerbe également les populations. «Comment peut-on avoir détruit le pont qui existait là pour soi-disant le renouveler et laisser les travaux à mi-parcours. Cela est vraiment désolant», s’est insurgé un riverain. D’un linéaire de canaux de 2.200 mètres linéaires, le pont de Nzeng-Ayong est situé à 100 mètres du carrefour Dragages. En quelques mois de travaux, l’ouvrage n’a reçu que deux murs encastrés de barres de fer et érigés de chaque côté.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga