Au bout des 100 premiers jours du gouvernement, le ministre des Infrastructures, des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire juge son action plutôt satisfaisante, mais ne cache pas quelques regrets.

Jean-Pierre Oyiba, ministre des Infrastructures, des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire. © SGG-Gabon

 

Plus de 100 jours après la présentation de la feuille de route du gouvernement, chaque département ministériel fait son bilan et se donne des défis. Au ministère des Infrastructures, des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire, on pense avoir fait ce qu’il fallait, même si quelques échecs sont reconnus. Et parmi les réussites, Jean-Pierre Oyiba revendique la livraison de chantiers réalisés à 100%. Il s’agit notammentdes actions lancées dès la présentation de la feuille de route, il y a plus de trois mois : les voiries entre Mouila et Ndendé, l’axe routier Loubomo-Mougagara, le pont sur la rivière Boumé-Boumé, la réhabilitation du centre de santé d’Oyem, la réhabilitation des voiries dans la ville Oyem jusqu’au stade, la livraison du stade de Port-Gentil.

Si Jean-Pierre reconnaît que certains chantiers inscrits dans le cadre de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football n’ont pu arriver à leur terme, il n’en revendique pas moins la bonne avancée d’autres chantiers à travers le pays. Depuis ces trois derniers mois, en effet, la reprise des travaux sur les axes routiers PK5 – PK12, PK12 – Ntoum (28 km), Ntoum – Kougouleu (16 km), Kougouleu – Pont Agoula (20 km), Forasol-Mbégaet Port-Gentil – Omboué (96 km) est effective. De même, les travaux de terrassement avant bitumage des 30 derniers kilomètres de l’axe Tchibanga – Mayumba et les travaux de réhabilitation du réseau de collecte des eaux pluviales de Port-Gentil iraient bon train selon le membre du gouvernement.

Mais le bilan des 100 derniers jours ne comporte pas que des réussites ou des avancées. En plus de la route Ovan – Makokou, dont les travaux n’ont pas repris jusque-là, l’image actuelle de la route dite «économique», la Nationale 3, est loin d’être à l’avantage de Jean-Pierre Oyiba. Coupée en deux à proximité de la Lopé. Le ministre a avoué que «cette route n’a pas bénéficié d’entretien depuis plus de 4 ans», sachant qu’elle a été construite il y a plusieurs années sur la base d’un ancien système de buse métallique mal adapté à la pluviométrie du Gabon. Pour rétablir la circulation sur cette voie, il va falloir y mettre des moyens financiers. Or, selon le ministre, les lourdeurs administratives récemment décriées par le Premier ministre sont les principaux freins auxquels son département est confronté.