Le groupe Rougier, l’un des leaders mondiaux de la production et commerce du bois, dont l’une de ses filiale se trouve au Gabon, s’est déclaré le 2 mars en cessation de paiements devant le tribunal de commerce de Poitiers (France).

Un employé de Rougier au Gabon. © rougier.fr

 

Le négociant en bois tropicaux, implanté à Niort, a déposé son bilan vendredi dernier, ont rapporté plusieurs média hexagonaux, assurant avoir appris l’information auprès du tribunal de commerce de Poitiers.

Le groupe s’est déclaré en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Poitiers. Le dossier sera examiné le vendredi 9 mars par les magistrats.

«Confronté à une situation difficile persistante au Cameroun, le groupe Rougier voit son chiffre d’affaires 2017 se replier de 7,5% par rapport à l’exercice précédent», expliquait l’entreprise dans un communiqué publié le 14 février. Le négociant français, qui emploie 3.000 personnes dont 97 % en Afrique, où le groupe contrôle sept usines, invoque entre autres, «l’engorgement chronique du port de Douala» perturbant «profondément le fonctionnement des filiales camerounaise, congolaise et centrafricaine».

Le groupe Rougier est présent en Afrique au Cameroun, Congo, Gabon et Centrafrique. Il a démarré ses activités sur le continent en 1952, en décrochant son premier permis d’exploitation forestière au Gabon. A travers ses filiales gabonaises, l’entreprise exploite près de 880 000 ha de forêt pour une production de l’ordre de 300 000 m³ de grumes/an. Rougier Gabon emploie environ 1 500 personnes.