S’il a invité les opérateurs installés sur la Zone économique à régime privilégié (Zerp) de Nkok à s’investir davantage, le ministre d’Etat en charge de la Forêt n’a pas manqué d’agiter la menace des sanctions pour les indélicats.

Pacôme Moubelet-Boubeya, à la Zerp de Nkok, le 11 octobre. © Com-Zerp

 

Pacôme Moubelet-Boubeya, sur la Zerp de Nkok, le 11 octobre. © Com-Zerp

Au sujet de la diversification de l’économie voulue par le président de la République, Pacôme Moubelet-Boubeya est certain que celle-ci passe en grande partie par le secteur du bois, et particulièrement par la transformation locale de cette ressource. Quelques entreprises installées depuis des mois dans la Zerp de Nkok l’ont bien compris. Elles se sont spécialisées dans la fabrication de divers produits, tels que les contre-plaqués, les traverses pour chemin de fer, les tables bancs, les meubles, portes et fenêtres de maison. Le ministre d’Etat, en charge de la Forêt, de la mer et de l’Environnement est allé, mercredi 11 octobre, à leur rencontre. Sur place, il a tenu à leur assurer de l’accompagnement et de la souplesse de l’Etat gabonais, y compris en matière fiscale.

«La Zone économique de Nkok a, en son sein, un ensemble d’entreprises œuvrant, soit en 1ère, en 2e ou en 3e transformation. Nous avons souhaité rencontrer ces entreprises pour les encourager à aller encore plus loin, et surtout à aller un peu plus vite. […] Nous leur avons aussi rappelé que l’administration que nous sommes, est à leur disposition, pour les accompagner, faciliter leur installation et leur apporter un accompagnement utile pour qu’elles nous aident à parvenir à cette diversification tant attendue par les populations gabonaises», s’est exprimé le membre du gouvernement. Il s’est par ailleurs entretenu avec les agents du ministère actuellement détachés au Guichet unique de la Zerp.

Seulement, la virée de Pacôme Moubelet-Boubeya sur la Zerp de Nkok n’a pas consisté uniquement jeter des fleurs et à faire de belles promesses aux entreprises de l’industrie du bois, en leur disant combien elles sont importantes à l’économie gabonaise. Le ministre d’Etat a également tenu à rappeler à chacun des responsables de ces entreprises l’importance du respect de la loi. «Nous leur avons rappelé que le Gabon a une législation, une réglementation qui est très claire et que tout le monde doit appliquer. Ceux qui n’appliqueront pas cette réglementation vont être rappelés à l’ordre de façon assez brutale dans certains cas.»