Le Gabon perd 18 places au classement décennal de la gouvernance en Afrique, avec un score de 42.4 points (sur 100.0) pour son niveau global de gouvernance qualifié de «détérioration accélérée».

Le Gabon perd 18 places au classement décennal de la gouvernance en Afrique. © Gabonreview

 

Les nouvelles ne sont résolument pas bonnes pour le Gabon. Selon l’indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) 2018, publié le 29 octobre, le pays passe du 23e au 41e rang sur 54 États du continent africain, avec un score de 42,4 points sur 100. Ce qui représente une baisse de 9,8 points entre 2017 et 2018. «Le gouvernement a échoué à convertir la croissance économique du pays en développement économique durable pour ses concitoyens. Circonscrivant ainsi, la gouvernance en-deçà des attentes de la jeunesse», soulignent les conclusions de l’Indice Mo Ibrahim.

Le score du Gabon à l’indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) 2018. © Gabonreview

Avec un score général généré par l’évaluation de 100 indicateurs classés en quatre catégories: (sécurité et État de droit ; participation et droits de l’Homme ; développement économique durable et développement humain), plus faible que la moyenne africaine (49.9) et un score plus élevé que la moyenne régionale d’Afrique centrale (39.4), le paye se loge dans la dernière catégorie baptisée «détérioration accélérée».

Selon le rapport, le pays régresse de -1.4 point à l’indice de sécurité et de l’Etat droit avec un score de 53.4, par rapport à 2017. Dans la catégorie de la participation et des droits de l’homme qui prend également en compte l’aspect parité, le pays enregistre une chute de -0.3 points avec un score de 46.3 sur 100.

S’agissant des opportunités économiques avec les aspects relatifs à la gestion publique, l’environnement d’affaires, la promotion des infrastructures du secteur rural durable, le Gabon enregistre une diminution de -2 points, avec un score 34.6. Dans les domaines du développement humain, de l’éducation et la santé, le Gabon connaît sa chute la plus importante avec -2.1 points avec un score de 35.2 sur 100.

Ce rapport annuel, qui classe les pays en fonction de leur développement, porte sur dix ans, de 2008 à 2017. Il pointe les «bons élèves» ayant enregistré des progrès comme le Kenya (passé du 19e au 11e rang), le Maroc (de 25e à 15e) et surtout la Côte d’Ivoire (de 41e à 22e), qui est aussi le pays présentant la plus grande progression en matière de gouvernance (+12,7 points).

Les cinq pays les plus performants en prenant en compte l’ensemble des indicateurs sont l’île Maurice (79,5), suivie des Seychelles (73,2) du Cap-Vert (71,1) de la Namibie (68,6) et du Botswana (68,5). La Somalie (13,6) arrive dernière, derrière le Soudan du Sud (19,3), la Libye (28,3), qui a connu la pire détérioration sur dix ans (-15,6), l’Érythrée (29,3) et la République centrafricaine (29,5).