Publié le 25 janvier par l’Organisation non gouvernementale Transparency International, l’Indice de perception de la corruption de l’année 2016 place le Gabon à la 101e sur 176 pays, avec une note de 35 points.

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L’organisation non gouvernementale Transparency internationale a publié le 25 janvier le classement 2016 des pays touchés par la corruption. Dans ce classement, le Gabon occupe la 101e place sur 176 pays et territoires. Le pays est crédité de 35 points, et est considéré par les auteurs du rapport comme un des plus corrompus du monde. Du moins, par rapport à d’autres tels que le Danemark, la Nouvelle-Zélande (premiers ex æquo) et la Finlande, qui apparaissent en haut du tableau.

Dans ce classement, le Gabon occupe le même rang que le Niger, le Pérou, Trinité et Tobago, les Philippines et la Thaïlande. Contrairement à l’année 2015, où il a occupé la 99e place avec une note de 37, le Gabon a reculé de trois places. Sur 176 pays et territoires évalué par l’indice de perception de la corruption en 2016, 69% de pays enregistrent une note inférieure à 50 points sur 100. Ce qui les classe parmi les pays perçus comme  corrompus par Transparency International.

Selon le rapport, « l’année 2016 a montré que, dans le monde entier, la corruption systémique et l’inégalité sociale se renforcent mutuellement, conduisant à une désillusion populaire vis-à-vis du monde politique et fournissant un terreau fertile à la montée des politiciens populistes ». Cela montre, affirme le rapport, combien, «la corruption est importante et omniprésente dans le secteur public à travers le monde ». D’autant que, affirme Transparency international, «les pays ayant perdu des places dans le classement de l’indice sont plus nombreux que ceux ayant gagné, ce qui démontre la nécessité d’une action urgente».

Une situation pour laquelle s’est inquiété le président de Transparency International : «dans de trop nombreux pays, les besoins les plus élémentaires des citoyens ne sont pas satisfaits et ces derniers se couchent tous les soirs le ventre vide à cause de la corruption, alors que les puissants et les corrompus jouissent d’un mode de vie somptueux en toute impunité», a déclaré José Ugaz ; avant d’appeler à une action urgente. «Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe d’attendre. La corruption doit être combattue d’urgence, afin que la vie des gens s’améliore dans le monde entier», a-t-il conclu.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga