Le ministre de la Justice est actuellement au Maroc où il prendra part, trois jours durant, à une conférence internationale sur l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Edgar Anicet Mboumbou Miyakou, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, chargé des Droits humains. © D.R.

 

Edgar Anicet Mboumbou Miyakou et ses collaborateurs à son arrivée à Rabat, le week-end dernier. © Presse AHRRGM

A l’instar de ses homologues africains, Edgar Anicet Mboumbou Miyakou est actuellement à Marrakech au Maroc. Le ministre gabonais de la Justice, Garde des sceaux, chargé des Droits humains prend part, depuis ce lundi 2 avril au palais des Congrès, à une conférence internationale placée sous le haut patronage du roi Mohammed VI. Cette conférence internationale est organisée par le ministère marocain de la Justice sous le thème «l’Indépendance du pouvoir judiciaire, entre la garantie des droits des justiciables et le respect des règles de fonctionnement de la justice».

Pour le membre du gouvernement gabonais et ses collaborateurs, ces assises devraient constituer une opportunité d’apprendre des modèles et des expériences d’autres pays du continent en matière de renforcement de l’indépendance de la justice. Les travaux, précisent les organisateurs, porteront sur quatre axes : l’évolution de l’indépendance du pouvoir judiciaire dans un monde en mutation, la gouvernance de l’administration judiciaire et le renforcement de son efficience, le développement des capacités institutionnelles du système judiciaire ainsi que de la moralisation du système judiciaire.

«Compte tenu de l’importance et de la pertinence des thématiques de la Conférence et des conclusions et recommandations qui en découleront, les participants seront invités, non seulement à présenter les résultats des programmes de réforme dans leurs pays respectifs, mais aussi à soulever les problématiques les plus importantes qui ont accompagné la mise en application des réformes en question ainsi que les solutions adoptées, de manière à instaurer une interdépendance et de complémentarité entre les différents programmes de réforme», indique le ministère marocain de la Justice.

Ces derniers mois, le pouvoir judiciaire gabonais est en proie à des crises récurrentes, ponctuées par des grèves initiées aussi bien par les magistrats que par les greffiers. L’actuel ministre de la Justice doit d’ailleurs sa place au limogeage de son collègue Francis Nkea Ndzigue à ce poste. Les rapports entre l’ex-Garde des sceaux et le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) s’étaient fortement détériorés à la suite d’accusations de corruption de la part du membre du gouvernement. Nul doute qu’à Marrakech, Edgar Anicet Mboumbou Miyakou bénéficiera également de l’expérience de ses collègues en matière de gestion des conflits.