La Direction générale des impôts (DGI) a démarré le 27 juin une  opération de recensement, d’immatriculation et de recouvrement visant des opérateurs économiques dans certains quartiers de Libreville.

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Orientée, pour cette phase, aux quartiers de Libreville, parmi lesquels Likouala et Awendjé, l’opération de «fiscalisation des opérateurs économiques» initiée par la DGI, dit-on, est conforme à la volonté de l’administration d’établir l’«équité devant l’impôt» sur toute l’étendue du territoire national. Démarrée, mardi 27 juin, cette opération «vise au recensement, à la mise à jour des contribuables et au recouvrement de toutes les sommes dues par les opérateurs économiques qui exercent au sein du marché d’Akébé et ses environs», a indiqué Yannick Mokanda, le directeur général adjoint 2 de la DGI. En gros, elle tente de déterminer exactement le nombre de commerçants installés sur la zone de couverture des enquêtes menés par les agents, de constater si ceux-ci se sont acquittés de leurs impôts, sinon les contraindre à payer. C’est du moins le résultat auquel espèrent parvenir les responsables de la DGI.

Pourtant, le DGA2 l’avoue, l’affaire n’est pas pliée d’avance. Bien au contraire. Les équipes sur le terrain sont confrontées à quelques difficultés. «Ce n’est pas toujours chose aisée de faire accepter à un opérateur économique qui n’a pas l’habitude de payer ses impôts de le faire. C’est pourquoi nous avons instruit nos équipes d’avoir une approche pédagogique au cours de cette opération, et qu’elles partagent un maximum d’information à l’endroit des contribuables pour qu’ils sachent quelles sont leurs obligations», a déclaré Yannick Mokanda. Avant la zone Likouala-Awendjé jusqu’au marché d’Akébé, l’opération de recensement, d’immatriculation et de recouvrement des opérateurs économiques de la capitale s’était déjà intéressée aux commerçants des marchés de Mont-Bouët et Nkembo.

Ces derniers mois, la DGI n’a pas cessé de multiplier des initiatives pour contraindre les contribuables à payer leurs impôts. Cette opération de recensement qui vient après la production d’une mini-série télévisée à l’adresse des personnes et entreprises imposables, pourrait se justifier par la situation économique difficile dans laquelle est empêtré le pays depuis plus de deux ans, en raison de la crise de l’industrie pétrolière. Dans le cadre de l’opération actuellement en cours, Mamadou Manga, le président du Syndicat des commerçants, a conseillé ses collègues de coopérer, mais surtout de ne pas craindre les agents des forces de sécurité qui accompagnent les agents de la DGI.