L’ancien Représentant permanent du Gabon auprès de l’Organisation des Nations unies à New York est sous le coup d’une plainte pour rupture du contrat de bail de la propriété qu’il occupait dans le district de Rye. Les plaignants réclament à Baudelaire Ndong Ella le solde du bail estimé à plus de 181 millions de francs CFA.

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L’ancien Représentant permanent du Gabon auprès de l’Organisation des Nations unies, Baudelaire Ndong Ella, actuellement ambassadeur du Gabon en Chine, est sous le coup d’une plainte à New York pour rupture du contrat de bail. «L’ancien ambassadeur gabonais auprès des Nations unies a rompu un bail à long terme et doit le solde de cet accord», selon une plainte déposée le 23 octobre dans le district de Rye, au sud de New York.

En effet, a rapporté law.com, les plaignants Stuart et Sherri Friedman ont affirmé avoir loué leur propriété à Baudelaire Ndong Ella. Selon la plainte, la propriété est louée à l’ancien diplomate depuis août 2015. «Une prolongation du bail a été accordée en mai pour louer la propriété jusqu’ à la fin de juillet 2019 à 16 000 dollars (près de 9 millions de francs CFA, ndlr) par mois», ont déclaré les plaignants.

Or, le 28 août, Baudelaire Ndong Ella a envoyé un courriel à Sherri Friedman pour lui signifier qu’il a été transféré dans un autre pays. Et que la mission s’était sentie obligée d’annuler le nouveau bail. Précisant que la propriété est en location depuis août 2015, Stuart et Sherri Friedman sont d’avis que le contrat de bail les liant à la mission gabonaise a clairement été violé.

Sur cette base, ils réclament la somme de 325 000 dollars (plus de 181 millions de francs CFA), correspondant au loyer sur la période octobre 2017-juillet 2019, plus les intérêts. Les plaignants sont représentés par Kevin A. Fritz du cabinet d’avocats Meister Seelig & Fein.

Ce dernier est l’une des références new-yorkaises en matière de procédures judiciaires et d’arbitrages portant sur une vaste gamme de litiges, notamment ceux relatifs aux opérations immobilières commerciales. L’avocat n’a pas cependant souhaité s’exprimer sur l’affaire. Tout comme la représentation du Gabon auprès de l’Onu.