L’ouverture solennelle des inscriptions pour l’organisation de la conférence nationale souveraine, lancée aux ONG, associations et formations politiques, il y a bientôt un mois, par le mouvement «Ça suffit comme çà», aura lieu ce samedi 8 décembre au siège de l’ONG «Publiez Ce Que Vous Payez» à Libreville.

Marc Ona Essangui, figure emblèmatique de "Ça suffit comme ça" © Diane Mocartizonn

La société civile gabonaise réunie au sein du mouvement «Ça suffit comme çà» organise, ce samedi 8 décembre au siège de l’ONG «Publiez Ce Que Vous Payez» face à l’Hôtel Louis de Libreville, une cérémonie de lancement solennel des «inscriptions à la Conférence nationale souveraine». Elle a, pour ce faire, invité les «partis politiques, ONG, associations, mouvements de jeunesse, collectifs d’étudiant et élèves, réseaux, coalitions, syndicats, centrales syndicales, confédération syndicales, confessions religieuses, etc.» à venir s’inscrire en vue de participer aux états généraux du pays demandées depuis bientôt cinq mois.

Un programme a été publié qui annonce une série de discours à cette manifestation. Notamment de la Convention de la diaspora gabonaise, du porte-parole de «Ça suffit comme çà» et des représentants de bien d’autres catégories sociales dont les noms n’ont pas été communiqués.

Dans ce contexte, la Convention de la diaspora gabonaise (CDG) et le mouvement «Ça suffit comme çà», ont publié une autre communiqué à travers lequel ils remontent à la genèse de cette idée de conférence nationale : «En juillet 2012, la société civile, l’opposition plurielle et la diaspora gabonaises se sont réunies à Paris, en France, pour essayer de trouver des solutions pacifiques et démocratiques de sortie de crise immédiate. Au terme de ces assises, des résolutions démocratiques et consensuelles ont abouti à la tenue d’une conférence nationale souveraine.

Pour les signataires dudit communiqué, «toutes les déclinaisons déjà proposées par les forces vives de l’opposition gabonaise, et quelle que soit leur acception, ont trouvé leur dénominateur commun dans une seule et même alternative de consensus, de paix et de tolérance pour une sortie de crise qui est la conférence nationale et dont, cette fois, l’adjectif souverain reste la particule suprême de ce prochain grand concert de notre nation.»

La société civile qui estime, au terme de quelques mois d’observation, que l’idée de conférence nationale souveraine, «a recueilli l’adhésion de plus de 85% de la population nonobstant l’autisme du pouvoir actuel», pense que «l’équilibre social devenant très précaire, l’accumulation des exactions du pouvoir actuel et les frustrations de la population étant à leur paroxysme, tous ces facteurs augurent d’une explosion sociale inexorable

Ainsi, pour la CDG, l’appel lancé par le mouvement «Ça suffit comme çà» ouvrant les inscriptions pour participer à la conférence nationale est hautement salutaire. «Il s’agit d’un appel patriotique qui a pour objectif de préparer les gabonais à l’organisation de la conférence nationale souveraine, comme seule voie pacifique pour canaliser toutes les frustrations et le contentieux ô combien lourd de ce régime, afin d‘instaurer un État de droit et de démocratie vivante dans le consensus et l’unité nationale.»

Soutenant donc l’invite lancée, mi-novembre dernier, par les membres de la société civile et de la diaspora gabonaise proches de l’opposition, aux organisations et autres types d’associations déjà existants, légalisés ou non, aux les citoyens désireux d’y participer qui devront au préalable se constituer en association, la CDG a appelé «toutes les gabonaises et tous les gabonais à se manifester massivement à partir du 8 décembre pour dire non à l’hypothèque et la trahison du Gabon, mais oui à la conférence nationale souveraine en s’inscrivant sur les listes, pour sauver le Gabon et tout son peuple.»