Comme en août dernier, l’ONG sénégalaise a, une nouvelle fois, déploré les conditions de détention des ressortissants sénégalais au Gabon.

© D.R.

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Horizons sans frontières a de nouveau vivement réagi à l’interpellation au Gabon de ressortissants sénégalais en situation irrégulière. Pour cette ONG, le Gabon est devenu «une terre de torture et de souffrance pour les ressortissants de l’Afrique de l’ouest, notamment les Sénégalais». «Les rafles et les arrestations ont repris massivement et de nombreux Sénégalais sont en garde à vue dans les commissariats en attente d’être expulsés vers une destination encore inconnue», a laissé entendre Horizon sans frontières, disant avoir été informée de la situation par un Sénégalais vivant au Gabon.

Horizon sans frontières a interpellé le président de la République du Sénégal et l’Union africaine (UA) sur le cas de ces migrants dont «le seul crime est de s’être maintenus en situation irrégulière (au Gabon)», affirmant regretter  que «la solidarité tant réclamée par les migrants africains en Europe, ne commence pas par l’Afrique». «La vie des ressortissants sénégalais au Gabon vacille entre détentions arbitraires, expulsions voire assassinats. A moins d’un mois d’intervalles, des dizaines d’entre eux ont été embarqués deux fois vers une destination inconnue (…) La plupart de ces Sénégalais vivent dans des conditions épouvantables et sont sans protection du fait de l’absence de politique migratoire», avait déclaré Horizons sans frontières en août dernier. «C’est de l’affabulation. Horizon sans frontières tente de ternir l’image du Gabon», avaient alors rétorqué les pouvoirs publics à Libreville.