Le ministre des Affaires étrangères, Noël Nelson Messone, conduit une délégation gabonaise à la 5e Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement qui aura lieu à Marrakech (Maroc).

Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Noël Nelson Messone. © D.R.

 

Cette conférence marquée par la participation d’une quarantaine de ministres des Affaires étrangères, ministres de l’Intérieur et ministres en charge de la Migration, la Commission européenne, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO), entre autres, a pour ambition de repenser le dialogue et définir les priorités pour la période 2018-2020 sur les questions d’immigration et de développement.

Elle fait suite aux engagements politiques des pays partenaires de l’Afrique du nord, de l’ouest et du centre, ainsi que des partenaires européens pris en 2006 pour construire une approche globale, concertée et équilibrée de la gestion des migrations.

En présence du représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la migration et de l’Organisation internationale pour la migration (OIM), ce nouveau programme prolongera le cadre stratégique actuel, le Programme de Rome, en fixant les orientations politiques pour les années à venir et les modalités de leur mise en œuvre.

Au terme de cette rencontre, l’on devrait avoir droit à l’adoption d’une Déclaration de Marrakech et d’un Plan d’action de Marrakech sur la migration.

Parmi les initiatives clés du Plan d’action, assurent les organisateurs, l’on devrait «promouvoir les avantages des migrations en termes de développement et lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées». Il y a également la promotion de la migration légale et la mobilité, le renforcement de la protection et de l’asile, la prévention et la lutte contre la migration irrégulière, le trafic de migrants et la traite d’êtres humains. Tout comme ce sommet devrait permettre «d’échanger, dans un esprit de partenariat et de transparence, sur les questions du retour, de la réadmission et de la réintégration» des migrants.