Dans la nuit du 3 au 4 novembre 2018, 75 immigrés clandestins ont été pris dans les filets d’une patrouille côtière de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), sur le site de l’ancien hôtel Atlantique.

Les 75 nouveaux immigrés clandestins interpelés par la DGDI à l’ancien hôtel Atlantique (face à l’aéroport international Léon Mba). © Min. Intérieur

 

75 clandestins ont été pris dans les filets de la DGDI. © Min. Intérieur

75 immigrés clandestins ont été interpellés dans la nuit du 3 au 4 novembre par la patrouille côtière de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), sur le site de l’ancien hôtel Atlantique, en face de l’aéroport international Léon Mba.

La cohorte est composée de 48 Togolais dont 45 femmes, 15 Burkinabè dont 2 femmes, 5 Béninois dont 2 femmes, 3 Nigérians dont 1 femme et 1 bébé de 2ans, 2 Guinéens (Guinée Conakry), 1 Malien et 1 Nigérien.

Selon le ministère de l’Intérieur, tous ces candidats à l’immigration affirment avoir été débarqués par des passeurs à quelques mètres du rivage, inquiétés par la lueur des phares des patrouilleurs de la DGDI.

«Nous avons déboursé l’équivalent de 400.000 francs CFA chacun au départ de Calabar (au Nigéria) en dehors des jeunes femmes qui elles, seront placées pour exploitation à raison de 100.000f par mois et ce, pendant 8 mois avant de recouvrer leur autonomie», ont confié trois Togolaises interrogées au Centre de rétention administrative de la DGDI.

Dans sa détermination à remonter la filière de ce vaste réseau, la Direction de contrôle de l’immigration assure reconduire à la frontière tous ces candidats à l’immigration. Comme de nombreux pays dans le monde, notamment en Europe, le Gabon fait partie des destinations prisées par des migrants africains.