Selon le récent Indice de développement humain (IDH) publié le 14 septembre 2018 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Gabon occupe la 110e place sur 189 pays et figure dans la catégorie «développement humain élevé».

Le Gabon occupe la 110e place sur 189 pays avec un indice de 0,702 sur 1. © Gabonreview

 

Le Gabon figure au 110e rang du classement de développement humain publié par le PNUD pour le compte de l’année 2018. Avec un indice de 0,702 sur 1, le pays se situe dans la catégorie «développement humain élevé», derrière la Libye, le Turkménistan et devant le Paraguay. Il occupe par ailleurs la 3e place en Afrique subsaharienne, une sous-région dont l’IDH a connu un progrès de 35% depuis 1990, et s’affiche comme pionnier en Afrique centrale.

Dans la composante éducation, le pays, malgré les grèves à répétition dans son système éducatif et le taux de redoublement décrié par les autorités, parvient à enregistrer des moyennes honorables. Dans le cadre de la mise en place de son indice, le PNUD prend en compte le nombre d’années d’éducation dont bénéficie un adulte à l’âge de 25 ans. La moyenne gabonaise est de 12,8 ans, largement au-dessus de la moyenne mondiale de 7 ans et légèrement en-dessous de la moyenne du leader mondial en matière d’IDH, la Norvège (17,9 ans).

Estimée à 66,5 ans, l’espérance de vie à la naissance au Gabon a également permis de tirer l’IDH du pays vers le haut. La moyenne gabonaise est la deuxième en Afrique centrale après celle du Rwanda évaluée à 67,5 ans. Autre facteur impactant l’IDH du Gabon, le Revenu national brut (RNB) par habitant (PPA $). Celui-ci est de 16.431 dollars par an et par habitant. Un chiffre largement supérieur à ceux des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), à l’exception de la Guinée équatoriale évalué à 19,513 dollars.

Sur les 189 pays pour lesquels l’IDH est calculé, 59 appartiennent aujourd’hui à la catégorie «développement humain très élevé» et 38 seulement à la catégorie «développement humain faible», par rapport à il y a huit ans (2010), note le PNUD.