Accusée par le personnel enseignant et administratifs de divers manquements, dont une gestion peu orthodoxe des fonds alloués à la structure dont elle a la charge, Binta Fatouma Kalme, la directrice de l’Institut africain d’informatique (IAI) se dit prête à subir un audit.

La directrice de l’IAI, ici en mai 2017, avec Alex-Bernard Bongo Ondimba, le président du Conseil d’administration. © Gabonreview

 

Elle n’a pas eu de répit. Moins de deux ans après son arrivée en novembre 2016, à la tête de l’IAI, Binta Fatouma Kalme fait déjà l’objet de virulentes critiques de la part du personnel enseignant et du personnel administratif. Ceux-ci jugent peu orthodoxe sa gestion des fonds alloués à la structure d’enseignement sous-régionale. Ils demandent son limogeage et l’accusent de «pilotage à vue» ainsi que du «bradages du patrimoine de l’IAI».

A la faveur d’une réunion, mardi 17 avril, avec Alain-Claude Bilie-By-Nze, le ministre d’Etat en charge de l’Economie numérique, lasse des accusations, Binta Fatouma Kalme a dit être prête à subir un audit. «Si on peut faire un état général de IAI, je suis prête. Qu’on fasse des audits, et on verra réellement ce que vaut l’IAI», a-t-elle déclaré à la presse, tout en estimant que «ça doit changer» au sein de la structure où elle dit être «en guerre contre le personnel (administratif) et les enseignants».

Le corps enseignant et le personnel administratif exigent, en effet, depuis février que soit organisé en urgence un conseil d’administration extraordinaire, pour traiter des questions de gestion et de gouvernance à l’IAI. Au gouvernement, cette situation de crise préoccupe de plus en plus. A la suite de la réunion initiée par Alain-Claude Bilie-By-Nze, à laquelle ont été conviés les représentants des étudiants, des enseignants et des administratifs, un rapport sera dressé et soumis au Premier ministre et au président de la République.