Bien que plombée par les retards de versement des contributions de certains de ses Etats-membres, l’Institut africaine d’informatique (IAI) a repris les cours le 24 octobre à Libreville.

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L’Institut africaine d’informatique (IAI) a démarré l’année académique 2017-2018, le 24 octobre à Libreville. Une reprise des cours effectuée sous le signe d’un nouveau challenge et d’un nouveau départ avec, en perspective, la restructuration de cette école inter-Etats. «Tous les pays ont intérêt à s’impliquer», a souligné sa directrice générale.

«Les autorités se préparent car, la restructuration de l’IAI n’est pas une mince affaire. Elles prennent leur temps car il y a beaucoup à faire», a poursuivi Binta-Fatouma Kalmé. En effet, le fonctionnement de l’établissement est plombé par la dette de certains Etats-membres. Début octobre, seuls deux des onze Etats-membres de l’IAI étaient à jour dans leurs contributions. La dette due à l’établissement était  de 2 milliards de francs CFA.

Ce qui a d’ailleurs retardé la rentrée académique. Aussi, la reprise des cours laisse-t-elle penser qu’une partie de cette dette a été apurée. Dans tous les cas, l’école inter-Etats peut compter sur l’implication de ses partenaires, dans sa quête de restructuration, parmi lesquels l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

En effet, celle-ci a mis à profit la reprise des cours pour procéder à la remise de matériel informatique et audiovisuel de pointe. Selon le représentant résident de l’Unesco, l’initiative s’inscrit dans le cadre du projet de formation des enseignants pour les cours dispensés en ligne.

«Notre but est de former les enseignants de IAI sur la préparation de cours ligne pour qu’ils assurent la production des modules enseignés dans 12 centres au Gabon, de niveau 1, 2 et 3. L’objectif de former 5000 jeunes va être multiplié par deux ou trois car les cours seront désormais disponibles en ligne», a assuré Mohamed Tahar Miloudi.

L’IAI été créé en janvier 1971 à Fort-Lamy, actuel Ndjamena, capitale du Tchad. Ses états membres sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Congo, le Gabon, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Cette école forme des ingénieurs informaticiens, des maitres ingénieurs et des analystes-programmeurs.