Au terme du préavis de grève déposé le 8 mars dernier, le personnel administratif de l’Institut africain d’informatique (IAI) est entré en grève illimitée le 19 mars à Libreville. Il exige notamment le paiement de huit mois de salaires et le départ de l’actuelle directrice générale de l’école sous-régionale.

Le personnel de l’IAI, le19 mars 2018. © D.R.

 

La situation à IAI, depuis le 19 mars 2018. © D.R.

La pression est à son comble sur la direction générale de l’Institut africaine d’informatique (IAI) qui doit faire face à un nouveau mouvement d’humeur. Après le corps enseignant et les étudiants, réclamant respectivement le paiement de sept mois de salaires et la reprise des cours, le personnel administratif leur a emboité le pas. En effet, au terme du préavis de grève déposé le 8 mars dernier, le personnel administratif est entré en grève illimitée le 19 mars à Libreville.

Dénonçant le «pilotage à vue» et les «bradages du patrimoine de l’IAI», le personnel réclame le paiement de huit mois d’arriérés de salaires. Mais aussi, la démission de la directrice générale de l’IAI, l’organisation urgente d’un conseil d’administration extraordinaire, le versement des cotisations de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale d’assurance maladie et garantie sociale (CNAMGS). Ainsi que l’application urgente des recommandations et des résolutions du conseil d’administration de juillet 2017.

Pour mieux renseigner les autorités sur le mouvement de grève illimitée et faire entendre ses cris de détresse, le corps administratif a opté pour l’installation des barricades sur toutes les portes de bureaux, empêchant ainsi tout accès. En somme, c’est toute la maison IAI qui est en grève. Car, ne se reconnaissant pas dans le management de l’actuelle équipe dirigeante, aux commandes depuis novembre 2016.

Un véritable dilemme pour Binta Fatouma Kalme qui, 16 mois après la prise des rennes de l’IAI, ne parvient pas à redonner un nouveau souffle à cette école régionale dédiée à la formation des cadres de haut niveau en informatique. Les faits donnent visiblement raison à l’ancien directeur par intérim de cette structure, Benadjingar Djérabé Goldoum, qui avait prévenu son successeur sur la difficulté à réussir sa mission.