Les parties prenantes à l’Initiative africaine sur l’adaptation (IAA) se retrouvent, du 7 au 8 août 2018, au parc national de Pongara, dans le but de préparer le Rapport africain à présenter le 24 septembre aux Nations Unies.

Stephen Jackson et Rodrigue Abourou et les experts du changement climatiques, à l’occasion de la réunion des parties prenantes à l’Initiative africaine sur l’adaptation. © Gabonreview

 

En prélude à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (Onu) devant se tenir en septembre 2018 à New York, aux Etats-Unis, les experts des questions du changement climatique sont à Libreville. A l’initiative du gouvernement gabonais et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ils participent à la réunion des parties prenantes à la confection du Rapport sur l’état de l’adaptation en Afrique.

«Ici à la Baie-des-tortues, nous avons rassemblé les meilleurs experts du changement climatique de tout le continent africain. Il est question ici d’adresser un message au monde venant de ce continent», a expliqué le Coordonnateur résident du PNUD au Gabon, Stephen Jackson.

Selon le diplomate onusien, il s’agit de parler de la gravité du défi que constitue le changement climatique pour le continent, d’aborder les actions déjà prises par les peuples et les gouvernements africains et enfin de l’appui et de l’accompagnement nécessaires pour ces actions.

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«Ces experts viennent de tout le continent, de toutes les institutions et de toutes les disciplines pertinentes pour parler du défi de l’adaptation climatique et nous allons préparer ensemble sous le nom de cette initiative africaine d’adaptation (IAA), un rapport qui s’appelle le State Africa report, le tout premier, à parler de ces trois messages que j’ai listé», a expliqué M. Jackson

Ce rapport sera publié lors d’une table-ronde co-organisée par le gouvernement gabonais dans son rôle de parrain de cette Initiative africaine et en tant que président du Comité des chefs d’Etat et de gouvernements africains sur les changements climatiques (CAHOSCC) de l’Union Africaine (UA), par cette institution elle-même et par les Nations unies. Ce sera le 24 septembre 2018 à New York, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. «Il y aura un deuxième lancement en décembre lors de la conférence des Parties concernant le changement climatique, c’est à dire la Cop 24 en Pologne» a ajouté le responsable du PNUD.

Pour sa part, le directeur général adjoint de l’Environnement, Rodrigue Abourou, a simplement rappelé la nécessité de mettre à contribution les efforts africains, les expertises, ainsi que les connaissances pour formuler ce document africain. «Loin des négociations sur le climat, ce processus engagé dans le cadre de l’IAA doit être une démonstration de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, de l’Agenda 2063 de l’UA et des Objectifs de développement durables(ODD)», a-t-il dit.

Ce rapport sera mis au service des recherches académiques et des médias et servira véritablement du plaidoyer de l’Afrique en faveur de sa résilience et de la protection des populations.