Le ministère du Budget va procéder au lancement de la phase 1 des travaux d’urgence d’assainissement dans les établissements primaires et secondaires des communes de Libreville, Owendo et Akanda.

Un bâtiment du lycée scientifique de Bitam envahi de hautes herbes (illustration). © Gabonreview

 

Echaudé par la problématique de santé publique posée par les nombreuses carences en matière d’hygiène, le ministère du Budget a décidé d’y remédier. En effet, en collaboration avec son collègue de l’Education nationale, le ministère du Budget va procéder au lancement de la phase 1 des travaux d’urgence d’assainissement dans les établissements primaires et secondaires des communes de Libreville, Owendo et Akanda.

«Ces travaux dont les montants sont inférieurs au seuil de passation de marchés (35 millions de francs CFA, ndlr), sont susceptibles de couvrir tout corps d’état», a souligné le département ministériel. Ces corps d’état concernent la plomberie, l’assainissement, le carrelage, la peinture, l’électricité et la menuiserie. «Ainsi que toute autre prestation connexe indispensable à un parfait achèvement des travaux», a poursuivi le ministère du Budget.

La première phase de ces travaux concerne cinq établissements dans la commune d’Akanda, 16 à Libreville et sept autres dans la commune d’Owendo. A cette occasion, une demande de proposition de prix a été publiée en direction des prestataires intéressés.

Les prestataires devront cependant remplir un certain nombre de critères : garantir une capacité financière permettant de réaliser et livrer l’intégralité des prestations concernées, préalablement à leur règlement par les services compétents du ministère du Budget ; présenter le projet de Détail quantitatif et estimatif (DQE) évalué le moins-disant, conformément aux différents corps de métiers retenus dans le cadre des travaux.

Tout comme les prestataires intéressés devront également respecter les conditions d’exécution des travaux définis dans la lettre de commande, conformément au DQE validé in situ par les services techniques de la Direction générale du budget et des finances publiques (DGBFIP). Si cette première phase ne concerne que Libreville et ses environs, tout porte à croire que ces travaux d’urgence d’assainissement dans les établissements primaires et secondaires toucheront également l’intérieur du pays.

A Libreville comme en province, en effet, il n’est pas rare de voir des établissements croupissant sous les hautes herbes, sans toilettes à défaut de toilettes insalubres, sans eau et sans électricité, avec des cours de récréation marécageuses en saison de pluie, des bâtiments en décrépitude, etc. Si elle se concrétise, cette opération représenterait une véritable bouffée d’oxygène pour les établissements concernés.