Nommé à la faveur du Conseil des ministres du 12 avril dernier, le nouveau directeur général des Hydrocarbures a pris officiellement ses fonctions le 25 avril. Ancien de la maison, Pascal Houangni Ambouroué compte sur lui pour mettre en application toutes les réformes lancées depuis son arrivée à la tête du ministère du Pétrole et des Hydrocarbures.

Bernardin Mve Assoumou, le nouveau directeur général des Hydrocarbures. © Directinfosgabon.com

 

C’est peu de le dire, Bernardin Mve Assoumou est attendu au pied du mur. A la faveur de la prise officielle de ses nouvelles fonctions, la tutelle lui a rappelé ses missions, tout en lui précisant ce qui est attendu de lui, alors que plus de trois ans après, le Gabon continue de subir les contrecoups de la crise pétrolière mondiale survenue en fin 2014.

«Aujourd’hui, c’est un cadre de la maison qui a été promu à une des plus hautes fonctions du pays. Je pense qu’il saura, avec éthique, déployer la stratégie de bonne gouvernance et les bonnes pratiques de gestion, qui sont désormais la philosophie du ministère que je dirige, afin de faire que ce ministère qui consacre encore 60% des recettes de l’Etat soit le choix numéro 1 du président de la République», a déclaré Pascal Houangni Ambouroué.

Pour le ministre du pétrole et des Hydrocarbures, le nouveau directeur général des Hydrocarbures, comme ses prédécesseurs, aura notamment pour mission de mettre en œuvre son Plan de redéploiement stratégique qui tient sur quatre axes : la mise en place d’une équipe d’intégration chargée de travailler avec les partenaires du Gabon, rendre l’administration plus efficace, renforcer les capacités des collaborateurs et réfléchir à la diversification économique à travers le biocarburant.

Conscient des défis qui l’attendent, Bernardin Mve Assoumou a dit ne pas craindre l’effort. Son action, a-t-il dit, consistera à surfer entre la baisse des activités pétrolières enregistrée ces dernières années et «les prospectives heureuses de notre bassin sédimentaire».

«Cette situation nous impose d’importants défis à relever. Il s’agit aujourd’hui de la finalisation des travaux du Code pétrolier afin de le rendre plus attractif et de créer un cadre favorable à l’investissement et à la recherche pétrolière ; l’optimisation des frais pétroliers ; la promotion de notre bassin sédimentaire ; la mise en place des conditions de développement du marché gazier, la sécurisation des approvisionnements en produits pétroliers et l’amélioration de l’image de l’administration gabonaise auprès des opérateurs», a énuméré le nouveau DGH.