Pour assurer le déficit du pays en huile de palme brute et ses dérivés, le gouvernement camerounais a autorisé le 4 octobre l’Association des raffineurs de l’oléagineux du Cameroun (Asroc) d’importer 500 000 tonnes du Gabon.

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L’Association des raffineurs de l’oléagineux du Cameroun (Asroc) a reçu le feu vert des autorités pour faire ses courses au Gabon. Elle va importer 500 000 tonnes du Gabon, afin de lui permettre de combler son approvisionnement en d’huile de palme brute et ses dérivés estimé à 100 000 tonnes.

L’autorisation d’importer cette quantité d’huile a été donnée le 4 octobre par le gouvernement camerounais à l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc), au cours d’une session du Comité de régulation de la filière des oléagineux, tenue le 4 octobre à Yaoundé.

Selon le président de ce comité, le Cameroun «exprime un besoin total de 100 000 tonnes d’huile de palme brute et de ses dérivés. Pour combler ce besoin, 500 000 tonnes proviendront du Gabon tandis que 500 000 autres tonnes proviendront de l’Indonésie», a expliqué Emmanuel Koulou Ada.

Les importations du Gabon seront, selon le président Comité de régulation de la filière des oléagineux, exclusivement «assurées par le groupe singapourien Olam».Apres avoir longtemps culminé à 100 000 tonnes par an, le déficit structurel annuel en huile de palme brute du Cameroun est estimé selon les analystes à 130 000 tonnes désormais.

Cette situation serait la conséquence de l’accélération des investissements par les raffineurs, alors que la production locale stagne.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga