Un atelier régional axé sur la production de l’huile de palme s’est ouvert, jeudi 12 octobre à Libreville. Jusqu’au vendredi 13 octobre prochain, les participants plancheront sur «l’initiative de développement durable du palmier à huile», en vue d’éviter la déforestation.

Scène des travaux, le 12 octobre 2017, à Libreville. © Gabonreview

 

Ouverture et clôture de la cérémonie de lancement des travaux. © Gabonreview

Yves Fernand Mamfoumbi le prédit, «le palmier à huile va occuper une place incontournable dans le paysage économique (des pays africains) et être une source de devises pour accompagner la diversification des sources de revenus». Seulement, il faut tenir compte des questions de développement durable liées à sa production. Or, le ministre gabonais de l’Agriculture assure que «ces questions nous interpellent tous et sont indispensables pour une croissance saine, durable et inclusive». C’est donc pour réfléchir ensemble sur le sujet qu’un «Atelier régional sur l’initiative de développement durable du palmier à huile» s’est ouvert, jeudi 12 octobre à Libreville, auquel prennent part plusieurs experts venus de l’Afrique centrale appuyés par le WWF, l’Alliance des forêts tropicale 2020, Proforest et la CEEAC. Cet atelier est organisé un mois après un atelier national sur la même thématique.

Jusqu’au vendredi 13 octobre prochain, les participants réfléchiront sur les moyens permettant de produire de l’huile de palme tout en luttant contre la déforestation. Il s’agira notamment de «définir, de manière consensuelle le critère de zéro déforestation qui constitue la pierre angulaire des échanges du débat international sur la question», a invité le Premier ministre gabonais à l’ouverture des travaux. Pour Emmanuel Issoze Ngondet qui a pris l’exemple du Gabon dont la richesse et la diversité biologique de la forêt constituent un patrimoine naturel, la préservation de celle-ci doit être une priorité pour tous les gouvernements. Aussi, a-t-il estimé que le choix porté sur le Gabon pour l’accueil de cet atelier est «gage de la reconnaissance de la communauté internationale de l’engagement et du leadership du pays en matière de préservation de l’environnement».

Pendant deux jours, les participants s’attèleront à «rechercher un cadre de gouvernance solide dans ses aspects juridiques, administratifs mais également durable, susceptible de répondre à la multiplicité des enjeux qu’ils rencontrent», a annoncé Yves Fernand Mamfoumbi, estimant que les thèmes choisis pour nourrir les échanges «ne sont pas anodins». Il s’agit notamment des thèmes liés aux questions de zéro déforestation, de haute conservation et de stock de carbone élevé, d’équilibre entre conservation des forêts et le développement économique. Le ministre de l’Agriculture en est convaincu, «les discussions pourront apporter des réponses aux défis majeurs que rencontre le développement de la filière huile de palme».