Face aux interprétations et doutes nés à la suite du discours à la Nation d’Ali Bongo, le 31 décembre 2017, un membre de la majorité présidentielle, ayant requis l’anonymat, explique les contours et le bien-fondé des annonces faites à cette occasion.

Les populations espèrent cette fois-ci qu’il ne sera plus question des «des promesses» sans suite © Gabonreview

 

Le message à la Nation du président de la République a été apprécié par de nombreux Gabonais, mais aussi par de nombreux observateurs de la scène politique comme une rengaine. Sans plus ! Les propos et annonces du Chef de l’Etat, c’est «du déjà entendu». D’où un amoncellement de doutes quant à la matérialisation de ces promesses.

Embarrassé par ce scepticisme, un membre de la majorité a essayé d’expliquer la teneur du message du chef de l’Etat, mettant davantage l’accent sur la nécessité d’une cohésion sociale et l’impact réel de ces mesures sur le quotidien des Gabonais.

Ce dernier, qui a requis l’anonymat, soutient en effet que «le contenu du discours du chef de l’Etat est davantage porté sur des mesures concrètes».

Si certains clament que ces annonces auraient dû être faites par des ministres, voire des directeurs généraux, le membre de la majorité précise que le fait qu’Ali Bongo l’ait fait personnellement «est complètement assumé». «Pour le chef de l’Etat, une bonne partie des Gabonais connait des situations difficiles et il y a urgence à répondre efficacement à ces besoins qui sont de plusieurs ordres (santé, éducation, emploi, accès à l’eau et à l’électricité, etc.)», explique-t-il.

Sous ce regard, ce discours ne pouvait s’inscrire que dans un schéma de réponse à l’urgence des besoins de la population. «La priorité est au social et à la volonté d’affronter les problèmes des Gabonais en étant pragmatique, tant dans la définition des actions prioritaires (en fonction des besoins urgents identifiés), que dans leur mise en œuvre et leur suivi».

S’il reconnait que les études préalables n’ont pas été faites pour l’ensemble des actions à mener, il  estime cependant qu’on ne peut remettre en cause cette volonté de toucher directement les Gabonais, par des mesures concrètes qui vont impacter leur vie. «C’est ce en quoi consiste la gouvernance que promeut le chef de l’Etat. Un seul but : le résultat», se défend-t-il.

Ce d’autant que ces mesures s’appliquent à toutes les catégories de la population. Car, «personne n’est exclue dans le cadre de ces mesures annoncées. C’est vrai qu’elles ne toucheront pas tous les Gabonais, mais une bonne partie de la population sera impactée directement ou indirectement parce qu’elles répondent aux urgences, aux besoins du moment».

Pour ce membre de la majorité, l’heure est à l’urgence et il est important d’agir pour le pays. «C’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat a pris les choses en main. Il a annoncé ces mesures concrètes qui s’inscrivent dans le cadre d’un changement de gouvernance. Il faut changer la manière avec laquelle on choisit les projets, on les suit pour les rendre effectifs auprès de la population», a-t-il expliqué.

Conscient du scepticisme ambiant, qu’il dit comprendre, il est convaincu que l’horizon tracé par Ali Bongo le 31 décembre marque le début d’une nouvelle gouvernance. Il donne d’ailleurs rendez-vous à tous les sceptiques pour la fin du premier semestre de l’année, pour cueillir avec eux les prémices des annonces de la Saint Sylvestre.