Le gouvernement gabonais a officiellement confié, mercredi 21 février, la gestion et le management du Centre hospitalier universitaire (CHU) Mère-Enfant de la Fondation Jeanne Ebori au groupe espagnol Sphera health management Antares.

La gestion et le management du CHU de la Fondation Jeanne Ebori seront assurés par Sphera health management Antares. © Primature-Gabon

 

A la faveur d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, mercredi 21 février à Libreville, le ministère de la Santé a confié la gestion et le management du CHU Mère-Enfant de la Fondation Jeanne Ebori à Sphera health management Antares. Cette signature de contrat avec le groupe espagnol intervient alors que le gouvernement a renvoyé la date d’entrée en vigueur de la mesure relative à la gratuité des frais d’accouchement dans toutes les structures sanitaires publiques du pays, prévue initialement pour le 19 février.

Emmanuel Issoze Ngondet entouré de la ministre de la Santé et du représentant de Sphera Health, le 21 février 2018, à Libreville. © Primature-Gabon

En confiant la gestion et le management à une structure privée, le gouvernement gabonais dit vouloir répondre de façon plus efficace aux attentes des populations. Cette signature de contrat, a expliqué Emmanuel Issoze Ngondet, «vise à mettre en œuvre un nouveau mode de gestion et de management susceptible de palier les sempiternelles insuffisances à l’origine des récriminations et plaintes émises par les patients à l’encontre de nos centres hospitaliers».

S’il a dit faire confiance à l’expérience et à la renommée de la structure espagnole, le chef du gouvernement n’a pas moins prévenu que les autorités gabonaises seront «particulièrement attentives au bon respect, dans les délais, du cahier des charges qui a été retenu». Il a par ailleurs rappelé que «les attentes des populations sont particulièrement importantes», au point que celles-ci «devront être satisfaites dès les premiers jours, notamment en ce qui concerne l’accueil et la qualité des soins».

Au gouvernement, l’on présente cette signature comme «un signal fort» de la part du président de la République, visant à réduire la mortalité maternelle et infantile à travers le pays et particulièrement à Libreville.