Confrontée à plusieurs difficultés de fonctionnement liées au retard de versement du budget alloué par l’Etat, le service gériatrie de l’établissement sanitaire public est sous assistance respiratoire.

Les bâtiments de la gériatrie de Melen, le 12 décembre 2017. © Gabonreview

 

Situé dans l’enceinte de l’hôpital de Melen au PK12, dans le deuxième arrondissement de la commune Ntoum, le service gériatrie de l’établissement public sanitaire tourne au ralenti en raison des difficultés auxquelles est confronté cette unité de soins destinée aux âgées.

Avec une capacité d’accueil de 42 lits, le service gériatrie de Melen compte parmi les plus grandes structures en matière de prise en charge des personnes âgées au Gabon après le centre de Nkembo, dans le deuxième arrondissement de Libreville. A ce jour, il accueille 22 pensionnaires dont la tranche d’âge varie de 60 à 98 ans.

Depuis deux ans, le service peine à remplir convenablement ses missions. Notamment en ce qui concerne la pension alimentaire et les soins médicaux des pensionnaires.

La ration de deux plats par jour qui était assurée jusqu’ici depuis deux ans par un prestataire extérieur n’est plus servie aux pensionnaires. Depuis neuf mois, en effet, le service gériatrie ne parvient plus à honorer ses engagements, cumulant ainsi une dette 60 millions de francs. Le prestataire a simplement mis les pensionnaires à la diète.

Selon les responsables de la structure, tous ces tracas sont consécutifs à la «baisse drastique enregistrée depuis 2016 du budget et d’autres approvisionnements alloués par l’Etat à la structure». En effet, sur la centaine de millions de francs CFA inscrits dans la loi de finances 2017, et destinés à l’hôpital de Melen, le service gériatrie n’a toujours pas reçu le part lui revenant.

A ces difficultés s’ajoutent la vétusté des locaux, le manque de médicaments destinés aux pensionnaires, pour la plupart déclarés hypertendus. Pour surmonter toutes ces tracasseries, le service gériatrie en est réduit à faire des appels de dons.

Il n’en fallait pas plus pour que la structure tire la sonnette d’alarme une nouvelle fois. Le service gériatrie a demandé à l’Etat de prendre des dispositions urgentes pour rectifier le tir. Reste à savoir si l’Etat sera sensible à ce cri.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga