Le Dialogue politique achevé le 26 mai 2017 à Libreville a polarisé pendant plus de deux mois l’attention du peuple gabonais. Durant ces assises, certaines figurent sont se sont démarquées au point d’apparaitre comme celles ayant fait bouger les lignes au cours de ces rencontres. Petit aperçu de ces principaux visages du Dialogue.

Ali Bongo, Issoze Ngondet et Maganga Moussavou, trois des hommes forts du Dialogue politique au Palais du bord de mer, le 26 mai 2017. © Gabonreview

 

Au terme du Dialogue politique, l’heure est désormais au bilan et au décompte des acquis, après près de deux mois de travaux. Côté participants, quelques personnalités se sont dégagées d’un camp politique comme de l’autre pour s’affirmer comme les figures qui ont joué les premiers rôles.

Parmi ces personnalités figurent en bonne place, Pierre-Claver Maganga Moussavou, René Ndemezo’o Obiang et Séraphin Ndaot pour l’opposition, tandis que du côté de la majorité on retrouve le Premier ministre Issoze Ngondet, le secrétaire général du gouvernement, Ali Akbar Onanga et Hervé Opiangah.

LES FIGURES DE PROUE DE LA MAJORITÉ

Ali Akbar Onanga Y’Obegué. C’est l’une des personnalités qui a inspiré et accompagné le président dans la tenue du Dialogue (Archive). © gabonreview

Ali Akbar Onanga Y’Obegué

Le Secrétaire général du gouvernement et membre influent du Parti démocratique gabonais (PDG), Ali Akbar Onanga Y’Obegué, a été hyper actif au cours de ces assises. «C’est l’une des personnalités qui a inspiré et accompagné le président dans la tenue de ce dialogue. Il a été membre de la commission ad hoc qui a réfléchi sur l’élaboration des différents panels ayant servi de plateforme de base aux travaux pendant la phase politique», a souligné un journaliste. Pour la plupart des participants aux travaux, c’est l’homme-lige du président et c’était également le tenant du cordon de la bourse. Il aurait joué un rôle important en servant de courroie de transmission entre Angondjé et la présidence.

Emmanuel Issoze Ngondet

Le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a été le président des travaux du Dialogue. «Il a joué le rôle de grand coordonnateur avec en appui le travail d’Ali Akbar», a déclaré un paneliste, ajoutant que sa fonction de Premier ministre lui a permis de mieux jouer son rôle de Co-président du Dialogue, celui de présenter et défendre les positions et propositions de son camp. «Même les propositions les plus difficilement défendables». «Il a été prompt à aller au charbon», ajoute la même source.

Hervé Opiangah

Le nom d’Hervé Opiangah est également régulièrement souligné. A ce qui semble, il aurait lui aussi joué le rôle de facilitateur, en attirant des personnalités de l’opposition, même parmi les plus irréductibles afin qu’elles participent au Dialogue.

LES FIGURES DE PROUE DE L’OPPOSITION

Du côté de l’opposition, les personnalités qui ont joué un rôle primordial dans ces travaux sont Pierre Claver Maganga Moussavou, René Ndemezo’o Obiang, et Séraphin Ndaot Rembogo.

Pierre-Claver Maganga Moussavou

Le président du Parti-social-démocrate (PSD), plusieurs fois candidat à l’élection présidentielle, est affublé de caractéristique de «trouble-fête». «C’est le rôle qu’il a toujours joué depuis 1990», a précisé un paneliste. Le maire de Mouila a sorti le grand jeu pour être, avec trois membres de sa famille, au cœur de ce dialogue. Grace à son expérience, il a pesé sur les travaux du Dialogue, aussi bien dans sa commission que dans les commissions où siégeaient son épouse, son fils et son gendre.

René Ndemezo’Obiang, président de Démocratie Nouvelle. Il figure parmi ceux qui ont fait le Dialogue Politique. Le 26 mai 2017. © Gabonreview

René Ndemezo’o Obiang

Le président de Démocratie Nouvelle est considéré comme un des hommes influents du Dialogue. Soutien inconditionnel de Jean Ping, l’opposant qui réclame toujours la victoire de la dernière élection présidentielle a été l’une des attractions du Dialogue. Il a réussi à placer «plusieurs de ses lieutenants dans les différents panels et lesquels lui permettaient d’avoir un œil et une oreille sur tout ce qui se passait». «Ndemézo’o Obiang a voulu montrer aux autres qu’il avait encore une capacité d’action non-négligeable et qu’il était loin d’être éteint politiquement», a expliqué un participant au Dialogue.

Séraphin Ndaot

Le Président du Conseil national de la démocratie (CND), même s’il est apparu, selon certains, très réservé, il a aussi marqué de son empreinte ces travaux. Il fait partie, selon l’opinion, des hommes qui ont été à la manœuvre pour que le Dialogue ne soit pas «un véritable fiasco». Beaucoup lui reconnaissent une habileté à rapprocher des positions diamétralement opposées. Une qualité qui a été mis au service des travaux de sa commission.