A quelques jours de la reprise des cours, la machine estudiantine se met en marche pour protester contre la hausse des frais d’inscription annoncée. Un premier acte sera posé le 8 septembre avec l’organisation à Libreville d’une marche pacifique.

rfi.fr

 

Prévue pour la rentrée scolaire prochaine, la hausse des frais d’inscription à l’université n’a toujours pas été digérée par la grande majorité des étudiants. Si jusqu’ici ce grognement a été souterrain, les étudiants ont décidé de porter leur mécontentement au grand jour à travers une manifestation.

Le 8 septembre, en effet, les étudiants ont décidé d’organiser une marche pacifique pour dire non à l’augmentation des frais d’inscription. «Rassemblement 10 h devant le grand portail de l’Université Omar Bongo (UOB). Tous les étudiants, anciens comme nouveaux, sont conviés», peut-on lire dans un message largement relayé sur les réseaux sociaux.

Selon un arrêté publié fin juillet par le ministère de l’Enseignement supérieur, les étudiants de la 1ère à la 3e année devront débourser 50 000 francs CFA au lieu des 9000 francs en vigueur jusqu’ici. Soit une augmentation de 400 % pour le cycle licence. Les étudiants en master, pour leur part, devront payer 75 000 francs CFA au lieu des 20 000 francs habituels. Pour entrer en cycle de doctorat, l’inscription a été fixée à 100 000 francs CFA.

Des montants ayant donné le tournis aux étudiants, ces derniers entendant ainsi mettre la pression sur le gouvernement. Avec, en prime, plusieurs questions à la clé : Comment l’application d’un tel arrêté permettra aux étudiants de bénéficier des conditions appropriées d’apprentissage et d’épanouissement ? Comment les étudiants pourraient-ils espérer au libre accès aux enseignements, et à la garantie de leur intégrité morale, sachant que les seuls revenus sur lesquels ils comptent ne sont perçus qu’en fin d’année et non en début ?

Autant de questions mises en avant par une grande partie de la communauté estudiantine n’entendant pas se «laisser faire». Pour cette frange : l’arrêté n°00 10 /MESPRSFC «doit purement et simplement être abrogé». Cette dernière estimant qu’en prenant cet arrêté, le gouvernement n’a nullement tenu compte de la conjoncture économique défavorable, l’absence de logement et de restauration depuis près de deux ans au sein des universités publiques. Encore moins de l’inexistence d’un système d’organisation du transport à l’avantage des étudiants comme le prévoit les textes.

Dans tous les cas, cette situation apparaît comme une bombe à retardement qui pourrait bien exploser en octobre prochain, lors de la reprise des cours.