Les tout derniers membres du Conseil national de la Communication (CNC), avant que l’institution ne devienne Haute autorité de la Communication (HAC), sont toujours dans la tourmente. Ils totalisent sept mois d’arriérés d’indemnité institutionnelle.

Les anciens Conseillers-membres du Conseil national de la communication (CNC), actuelle HAC espèrent que la Cour constitutionnelle leur vienne en aide pour régler cette affaire. © D.R.

 

Sept mois de primes statutaires entre 2014 et 2018. C’est le nombre de mois d’impayés que réclament les anciens conseillers-membres du Conseil national de la Communication (CNC) devenu, entre temps, Haute autorité de la Communication (HAC). De novembre 2017 à mai 2018, ces derniers n’ont pas touché leurs émoluments jusqu’à leur départ de l’institution.

Avant son départ, le président de cette institution de régulation du paysage médiatique national, Jean-François Ndongou, avait brossé un tableau «sombre» de cette structure qu’il a dirigé depuis mars 2014. Selon ce dernier, le CNC était dans l’incapacité de supporter la plupart de ses charges. Le budget ayant, entre temps, subi des coupes drastiques. Il avait baissé de 70%.

L’ancien homme-clé de la présidentielle de 2009 ayant porté Ali Bongo au pouvoir, n’a pas réussi, selon les conseillers-membres, à faire solder l’ardoise. «Nous avons introduit une requête à la présidence de la République, chez l’actuel directeur de cabinet, il y a trois ou quatre mois et elle est restée sans suite et sans effet. Nous avons posé ce problème de primes aux nouvelles autorités de régulation. Il n’est, visiblement, pas évident qu’elles obtiendront qu’on nous les paye», expliquait Gilles Térence Nzoghé, ancien conseiller-membre du CNC.

Au terme de son mandant à la tête du CNC, l’ancien président avait pris le soin de signer à chacun des membres, une attestation reconnaissant la dette du CNC. Mais depuis, les choses sont restées figées. La nouvelle direction n’a rien pu faire. D’ailleurs, une source du cabinet du président de la HAC indique que «l’institution n’a pas hérité du passif» du CNC. Ce qui sous-entend que les responsables de la nouvelle équipe n’auraient sous leur responsabilité que de l’actif du CNC.

«Qui donc doit payer ?», s’interrogent les concernés. A ce jour, le dossier n’a toujours pas évolué. Les Conseillers-membres assurent avoir porté le problème devant la Cour constitutionnelle. En attendant, les anciens conseillers membres du CNC se noient dans l’amertume. «On a le sentiment d’avoir bien servi notre pays. Mais être récompensé de la sorte nous apprend que ce pays n’aime pas ses enfants», a fustigé l’un des anciens Conseiller-membres du CNC.