«Libreville, mon amie… 1841-2016 », nouvelle publication de l’enseignant-chercheur et essayiste, Guy Rossatanga-Rignault, parue aux éditions Raponda Walker en janvier dernier. Ce livre présente la Libreville d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Guy Rossatanga-Rignault est juriste. © RFI

 

Connu comme l’un des écrivains gabonais les plus prolifiques, Guy Rossatanga-Rignault, malgré ses multiples occupations, trouve encore du temps pour enrichir son répertoire d’ouvrages traitant des thématiques aussi diverses que variées. Sa dernière publication, «Libreville, mon amie… 1841-2016», 150 pages, titre inspiré de la chanson d’Hilarion Nguéma, propose une carte de visite de la capitale gabonaise. Ce livre, disposant de présentations, d’histoires, mais aussi d’illustrations se veut d’emblée un document accessible à tous.

La couverture de «Libreville, mon amie… 1841-2016». © D.R.

Douzième ouvrage de cet enseignant-chercheur de l’Université Omar-Bongo, «Libreville, mon amie… 1841-2016», est un portrait mouvant de la capitale gabonaise d’hier à aujourd’hui. L’auteur invite le lecteur à un authentique un voyage initiatique dans l’espace-temps que constitue cette cité-capitale forgée au gré de l’histoire. «Les débuts», c’est par là que s’ouvre cette œuvre présentant ce que deviendra Libreville. Ici, c’est le temps des premiers contacts notamment entre les explorateurs occidentaux les autochtones. En ces débuts, surtout en cette date de 1841, «le Gabon» désigne cette partie de la côte où sont installés les Mpongwè.

A partir de là, le lecteur est édifié sur l’arrivée des missionnaires protestants dans la ville, leur installation à Baraka. Globalement, la fin de l’esclavage, le négrier «Elizia» et l’installation de ses passagers sur les côtes gabonaises constituent également la trame de ce livre. L’ère coloniale y est également contée avec la seconde guerre mondiale dans laquelle Libreville fut le champ de bataille des partisans du général de Gaulle et du Maréchal Pétain. Et Libreville en a gardé des stigmates.

L’histoire racontée avance d’une dizaine d’années. On aboutit alors sur les pages racontant l’histoire d’un noir, Léon Mba, devenant maire de Libreville et ensuite chef du gouvernement. Ce qui amène l’auteur à situer parfaitement le lecteur sur les emplacements des lieux du pouvoir exécutif de cette époque. Des photos les illustrent géographiquement. Des lieux n’ayant plus rien à voir avec ceux de Libreville d’aujourd’hui.

De fil en aiguille, l’écrivain conduit son lecteur en 1977 où «la fée» tel qu’il décrit les travaux en cours durant cette année en prélude aux travaux du sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Il raconte alors la mue de Libreville, cette ville qui, depuis lors, n’a de cesse de s’étendre dans toutes les directions. Aujourd’hui, en plus de ses quartiers d’antan, il y a Owendo, mais plus récemment Akanda. En s’étirant, la ville de Libreville s’adapte aux évolutions du temps et de la modernité. Ses constructions s’y adaptent également. «Libreville, mon amie… 1841-2016» peut, en cela être considéré comme un ouvrage de découvertes, mais aussi d’histoire. Il est préfacé par l’actuel maire de Libreville, Rose Christiane Ossouka Raponda.