A l’issue d’une assemblée générale tenue le 15 septembre 2017 à Port-Gentil, l’intersyndicale des régies financières et administrations assimilées (Douanes, Impôts, Trésor et Hydrocarbures) de de l’Ogooué-Maritime a haussé le ton en annonçant le durcissement de son mouvement d’humeur, dès ce 18 septembre.

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Considérée comme l’aile radicale des employés des régies financières, la Fédération des syndicats des régies financières et des administrations assimilées (Fesyrefaa), en grève illimitée depuis le 18 août dernier, a posé le paiement intégral des arriérés des primes comme préalable à toute nouvelle négociation avec le gouvernement. Elle n’a d’ailleurs pas participé aux négociations entamées le 6 septembre dernier par le secrétaire général du ministère en charge de Budget, Yolande Nyonda. En dépit de cette absence, le gouvernement n’est pas toujours pas parvenu à s’accorder avec les autres responsables syndicaux des régies financières, sur le paiement desdites primes.

Ainsi, à l’issue de son Assemblée générale du 15 septembre à Port-Gentil, la délégation de la Fesyrefaa de l’Ogooué-Maritime a littéralement assené un coup de massue. Cette fois, elle a décidé de suspendre toutes les activités relevant des compétences de ses composantes. «Suite à la non-satisfaction de nos revendications, les administrations financières et administrations assimilées du Gabon : Douanes-Impôts-Trésor-Hydrocarbures- informent les usagers et les opérateurs économiques du durcissement du mouvement de grève, à compter du 18 septembre 2017», a annoncé la fédération.

S’excusant du désagrément que cela va nécessairement causer, les syndicalistes précisent dans le procès-verbal de leur réunion : «pas de chargement de pétroliers, pas d’étalonnages des compteurs fiscaux, pas de délivrance de Clearances, pas de prise en charge, pas de déclaration exceptionnelle de vivres frais, médicaments et matériaux dangereux, pas de régimes économique et privilégié, pas de traitements fiscaux déclaratifs, … pas de perceptions et de paiements au Trésor».

L’énumération des activités suspendues marque pleinement la volonté du Fesyrefaa de bloquer l’économie nationale pour la satisfaction de leur cause ; une pression supplémentaire sur le gouvernement qui va devoir trouver les voies et moyens de sortir de cette crise qui n’en finit pas.

Installés devant le ministère du Pétrole et des Hydrocarbures depuis le 21 août 2017 pour exprimer leur mécontentement et revendiquer leurs droits, les membres de la Fesyrefaa ont été surpris, le 5 septembre, par les forces de l’ordre et de sécurité déployées pour les «dégager» des lieux. Depuis lors, la tension est montée de quelques crans, le statu quo persistant a finalement débouché sur ce durcissement des méthodes.

Les syndiqués des administrations financières et administrations assimilées réclament le paiement de trois mois de primes et de quatre mois de bonus constituées des Bonus 1 et 2. Le bonus 1 étant reversé à tous les agents des régies financières (les collecteurs, les gestionnaires et les centraux). Le bonus 2 quant à lui n’est reversé qu’aux collecteurs des recettes.